A PERPIGNAN, UNE POLITIQUE SPORTIVE D’AMATEURS !

Perpignan_Stade_Aime_Giral

Il est très important, pour une commune, de mener une politique sportive ambitieuse au service de la jeunesse.

 

Après les problèmes de pelouse sur l’ensemble des terrains de la ville, les disputes entre un président de club et l’élue dans la presse, l’impossible nouvelle tribune de Brutus, … voila que la sono d’Aimé Giral est aujourd’hui au centre des inquiétudes des supporters. Il faut ajouter à cela le manque de transparence sur les loyers des stades, les achats de prestations et les montants des subventions qui sont attribués aux grands clubs, comme aux petits.

Les problèmes s’enchainent mais ne semblent pas inquiéter le Maire de Perpignan et son élue en charge des Sports.

Aujourd’hui, à Perpignan, l’erreur consiste à traiter tout le monde selon le même modèle : on donne une subvention selon des critères très peu transparents et on entretien (ou pas) les équipements existants en fonction des pannes et des dégradations. C’est une gestion au jour le jour intenable sur le long terme. Il faut repenser cette politique.

A L’Olivier, nous pensons que l’on ne peut pas traiter les structures sportives (à forte dimension économique comme les sociétés sportives) et les structures associatives, même si elles ont de grands sportifs dans leurs rangs, de la même façon. Les besoins et les marges de manœuvres de ces 2 types de clubs sont très différents.

LE SPORT PROFESSIONNEL EST LA VITRINE DE NOTRE VILLE ET DU PAYS CATALAN

Nous avons 2 stades en mauvais état et/ou bloqués dans leurs développements. Cela renvoi au péché originel, de notre point de vue, qui a été de rénover deux vieux outils plutôt que de construire un nouveau grand stade qui aurait permis de développer un autre modèle économique avec les grandes équipes. En effet, un nouveau stade c’est une affluence qui augmente (confort pour les supporters, meilleur accès routier et surtout présence de parkings), des recettes supplémentaires (plus de loges, de boutiques et de restauration sur place) et des activités complémentaires (concerts, séminaires), avec pour conséquences des loyers moins chers, une meilleure diversité de revenus pour les clubs et un entretien moins coûteux. Or, c’est en oubliant de réfléchir sur le modèle économique d’un stade et de ses avantages pour les clubs que l’on se retrouve aujourd’hui a devoir dépenser 1 million d’euros pour une pelouse et une sono. Il faudra bien se (re)poser la question du stade unique ou étudier une autre solution : il en va de l’avenir de nos clubs pros et de leur retour ou du maintien dans l’élite.

Cette absence de réflexion sur le modèle économique d’une telle infrastructure sportive est exactement ce que l’on s’apprête à reproduire avec la nouvelle salle dite « omnisports ». On va y investir 15 millions d’euros, au bas mot, mais a-t-on réfléchi au modèle économique de cette salle ? Qui va l’utiliser ? 2500 places pour nos clubs actuels, c’est trop grand. 2500 places pour des rencontres nationales ou internationales, c’est trop petit. Sa configuration fait qu’elle ne pourra rien accueillir d’autre que du sport : dans la situation actuelle, cet équipement sera sous utilisé et deviendra rapidement un gouffre financier, comme le Théâtre de l’Archipel.

Ici, on dépense d’abord et on voit après : ce n’est pas de l’investissement, c’est du pari à la petite semaine.

Il faut poser les bases d’un développement économique équilibré et diversifié pour nos clubs pros afin qu’ils ne soient plus totalement dépendants des collectivités territoriales.

LE SPORT AMATEUR EST AU SERVICE DE LA JEUNESSE ET PREPARE L’AVENIR

Pendant ce temps, les autres équipements de la ville sont abandonnés et la politique sportive « associative » est marquée par l’absence d’une vision d’ensemble et d’un projet pour aider et accompagner ces associations dans la recherche de nouveaux financements.

La mise à disposition de locaux et de terrains adaptés et aux normes est également très compliquée. De plus, on distribue les subventions sans chercher à fixer des objectifs en accord avec les associations sportives.

En ne fixant aucun cap, nos clubs et tous ces formidables bénévoles sont abandonnés et ont les plus grandes difficultés à s’en sortir, sauf en contournant les règles (usage détourné des contrats aidés par exemple). Tout cela au détriment des jeunes (et moins jeunes) qui, bientôt, n’auront peut être même plus la possibilité de se licencier dans un club sain à Perpignan.

NOS PROPOSITIONS

– réfléchir et accompagner les structures sportives (pros) dans la mise en place d’un nouveau modèle économique pour diversifier les recettes,

– mettre fin au gaspillage d’argent public (entretien couteux des vieux stades) en remettant sur le tapis la question du nouveau stade unique ou en « vendant » les 2 stades (Giral et Brutus) aux clubs de rugby résidents,

– suspendre la construction de la nouvelle grande salle « omnisports » en attendant de trouver un modèle économique viable à long terme pour les clubs et pour la salle,

– fixer un cap global et des objectifs aux associations sportives de la ville (amateurs, semi-pro) en les accompagnant selon des modèles différents (compétition, sport pour tous, insertion/social …) et en leur mettant à disposition tous les outils nécessaires pour y arriver.

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12 octobre 2017
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