CARRE D’OR: LA MAIRIE CLARIFIE. L’OLIVIER ATTEND D’AUTRES GARANTIES

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Si la mairie est enfin sortie de son silence, elle doit maintenant poser des actes clairs sur ce dossier qui menace le centre-ville de Perpignan …

L’Olivier se félicite d’avoir amené le maire de Perpignan à clarifier sa position sur le projet contesté du centre commercial « Au Carré d’Or », situé sur Château Roussillon. Nous sommes heureux de constater que la mairie s’appuie sur les analyses et les arguments de L’Olivier pour (afficher son intention) de rejeter définitivement le projet. Cette fermeté tranche avec le « flou artistique » qui a entouré le projet ces dernières années. Il faut croire que le pacte pour le commerce de centre-ville que L’Olivier a fait signer à tous les candidats aux élections municipales (Charte pour le commerce: des actes maintenant !) n’y est pas étranger.

Notre mission de défense des commerçants locaux n’est pas terminée car des zones d’ombres persistent encore sur le projet :

  • Sur la validité du permis de construire : nous savons que ce permis n’est – théoriquement – plus valable depuis le 6 mai 2014 là où la mairie prétend qu’il l’est encore pour quelques mois (que le promoteur pourrait mettre à profit pour pérenniser ses autorisations). Si ce permis est encore valable en septembre prochain, c’est qu’il a été reconduit par la mairie en septembre 2013, en plein marasme économique et commercial. Pourquoi donc n’a-t-il pas été stoppé à l’époque ?
  • Sur la validité des autorisations administratives : Dans L’Indépendant du jour, le maire affirme que  » Si du fait des difficultés à trouver des enseignes, le projet sort de sa vision initiale avec des boutiques centrées sur l’habillement, nous refuserons de renouveler le permis de construire« . Pourquoi attendre pour bloquer définitivement le projet qui s’est, manifestement, éloigné de son autorisation initiale comme en témoignent les différentes preuves apportées par L’Olivier ? Refuser de renouveler le permis de construire est une bonne décision mais elle est attaquable par le promoteur si elle repose sur des motivations inadéquates;  ce qui fera encore peser des doutes sur l’avenir de ce projet et donc, du centre-ville.

En conséquence, nous pensons qu’il serait plus efficace d’agir sur un autre front mieux adapté au contexte : nous demandons au maire de Perpignan de saisir Monsieur Le Préfet afin que ce dernier prenne les dispositions nécessaires pour reconsidérer l’autorisation d’exploiter délivrée par la CDEC (devenue CDAC) le 16 juillet 2007.

Pour mémoire, le périmètre du projet autorisé – et centré sur l’équipement de la maison – en 2007 était le suivant :

  • 1800 m2 pour une jardinerie,
  • 680 m2 pour un magasin de bricolage: ce point est sensible puisqu’il était prévu qu’y déménage le Mr Bricolage implanté dans la galerie commerciale de Carrefour Chateau Roussillon. Cela veut dire que l’espace ainsi libéré pourrait, lui aussi, revenir à des enseignes entrant en concurrence avec le centre-ville
  • 735 m2 pour un magasin dédié à l’electrodomestique
  • 7000 m2 des commerces de décoration et d’art de la table
  • 500 m2 pour un magasin de bricolage « léger »
  • 4000 m2 (sur 15 0000 m2) de magasin divers : restaurants, équipement de la personne …

Pour mémoire aussi, les membres de la CDEC qui ont voté en faveur du projet sont :

    • Le Maire de Perpignan
    • Le Président de l’Agglomération
    • Le Maire de Saint Estève
    • Le Président de la Chambre de Commerce

Le représentant de l’association des consommateurs

Seul le représentant de la chambre des métiers aurait voté contre.

En conclusion

L’Olivier s’engage en faveur des commerçants du centre-ville car Perpignan – plus que toute autre ville française – a usé et abusé des autorisations données aux grandes surfaces. Nous sommes bel et bien la ville de France qui concentre la plus forte proportion de mètres carrés commerciaux rapportés au nombre d’habitants. Sans être des opposants systématiques aux grandes surfaces, nous affirmons que l’excès de ces autorisations, depuis plus de 15 ans, a condamné notre centre-ville. La priorité doit être donnée à sa reconquête et, pour cela, plus aucune menace ne doit venir de la périphérie.

Mais, attention, geler les autorisations de grande surface n’a de sens que si la Ville s’engage auprès des commerçants dans un véritable programme de relance du centre-ville. C’est ce que nous défendons – au nom des commerçants et des citoyens – à travers notre Pacte de L’Olivier pour le commerce que les élus en place ont signé.

Nous restons donc vigilants sur son application immédiate … car la situation du centre-ville ne peut plus attendre !

1 Commentaire
  1. Bravo l’équipe de l’olivier pour la qualité de vos recherches ! Sans votre intervention….il est à parier que le projet sortait de terre… »ni vu ni connu »….restons vigilants…et continuez !

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27 juin 2014
27 juin 2014