CITE JUDICIAIRE PERPIGNAN : ETUDIER IMPERATIVEMENT L’ALTERNATIVE DE LA DALLE ARAGO !

CitéJudiciaire

Passons sur le caractère hautement électoraliste de la visite d’hier – qui était essentiellement destinée à assurer la promotion du candidat socialiste à la mairie de Perpignan – pour nous concentrer sur le fond du sujet : l’avenir du Palais de Justice en centre-ville dont le projet de réfection est en gestation depuis 2005 !

Les déclarations de la Garde des Sceaux ne sont pas si rassurantes qu’elles pourraient le laisser penser: oui, sa préférence va au maintien du Palais de Justice en centre-ville mais … seulement si les études en cours démontrent que ce maintien est possible dans le cadre de l’enveloppe d’investissement allouée, soit 50 Millions d’euros.

Ce « Oui, mais … » a de quoi nous interroger car il repose sur une seule hypothèse : étendre l’actuel (et très vétuste Palais de Justice) sur les locaux de l’actuelle (et très inadaptée) chambre de commerce et d’industrie. Depuis toujours, au sein de L’Olivier, nous militons pour qu’une autre solution (en centre-ville) soit étudiée ; à savoir, la construction ex-nihilo d’une cité judiciaire moderne sur la Dalle Arago (près de 14.000 mètres carrés sont disponibles pour cela). Une construction « neuve » qui évite d’entamer le budget de 6 Millions d’euros pour l’acquisition de la CCI et qui permettrait ainsi d’optimiser l’utilisation des 50 Millions d’euros dans la construction d’une cité judiciaire moderne et offrant les meilleures conditions de travail aux personnels judiciaires, aux magistrats et avocats et donc, une justice plus efficace aux justiciables.

Soulignons, à ce sujet, que les questions de sécurité (induites par la présence du parking souterrain) qui ont été avancées un temps pour écarter ce scenario, ne sont pas insurmontables.

Il nous semble inquiétant pour l’avenir du projet que le Ministère de la Justice ne garde en vue que deux solutions : le déplacement hors du centre-ville ou la reconstruction sur les locaux de la CCI. Comme nous le redoutons : que se passera-t-il si les études en cours concluent à la non-faisabilité du projet CCI ? La Cité filera tout droit en périphérie faute d’alternative sérieuse en centre-ville ?

C’est pour cette raison que – tout en ne rejetant pas le « projet CCI » – nous exigeons que des études soient menées en parallèle sur le projet de construction ex nihilo sur la Dalle Arago : nous proposons, si nécessaire, que l’Agglomération et la Ville de Perpignan participent au financement des études (et délibèrent d’urgence en ce sens) pour en démontrer la faisabilité et décrocher une décision favorable de la Ministre avant la fin de l’année sur l’un des deux projets du centre-ville.

Si la Ville et l’Agglomération restent passives, à coup sûr, nous risquons de voir le scenario suivant se produire : le résultat des études promis pour la fin de l’année débordera à une date postérieure aux prochaines municipales, les conclusions ainsi rendues pouvant plaider en faveur d’un déplacement hors du centre-ville sans solution alternative crédible, faute d’étude poussée.

En conclusion, la ministre n’a fait qu’exprimer une préférence de bon sens en ces périodes pré-électorales, vu les protestations nombreuses des commerçants que L’Olivier a abondamment relayées. Mais le risque de déplacement de la Cité Judiciaire reste entier ! Pour éviter de revenir au « point zéro », comme c’est toujours le cas dans notre département, la Ville et l’Agglomération doivent se positionner, de toute urgence, en faveur d’études précises sur le scenario alternatif de la Dalle Arago et prendre ce dossier à bras le corps en cessant sur le champ toute passivité coupable, mortelle pour Perpignan.

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31 juillet 2013
31 juillet 2013