DÉPENSES PUBLIQUES…QUE FONT LES ELUS DE NOS IMPÔTS ?

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Plus que jamais, en ces temps d’arrivée des avis d’imposition, de difficultés sur le front de l’emploi, la dépense publique doit être engagée avec pertinence et intelligence pour participer au financement d’un service au public de qualité mais aussi pour permettre un soutien efficace à la production locale (artisanale, agricole, culturelle, touristique….) génératrice d’emplois. Or, ces derniers temps, les annonces faites par la presse locale montrent que nous sommes loin de ces exigences…

 

  • Une facture finale 30% au dessus des montants prévus pour le conservatoire de musique de Perpignan, soit un surcoût de 2 millions d’euros, sans justification probante…
  • Un dépassement de 100 000 euros pour un cadran solaire posé sur un rond–point qui coûtera au final 300 000 euros, pour « décorer » !
  • Une désorganisation ubuesque des circuits de transports en commun, ces dix dernières années, entre l’agglomération de Perpignan et le conseil général, qui aura coûté 8 millions d’euros aux contribuables

Le tout annoncé avec légèreté et désinvolture par les élus de la ville, du conseil général, de l’agglomération…

Les mêmes élus qui passent commande pour une passerelle au dessus de la Têt pour 6 millions d’euros ! Pour un hôtel d’agglomération à Argelès pour 3,8 millions….et la liste pourrait encore s’allonger…

N’y avait-il pas moyen de réaliser ses équipements avec plus de sobriété ? Ces dépenses auront-elles une réelle plus-value en termes de création d’emplois durables ?…

Rappelons que la dépense publique repose :

  • sur l’impôt, or, sur le territoire de l’agglomération de Perpignan seuls 47% des foyers sont imposés, contre 54% à l’échelle nationale. Le revenu net médian imposable est de 15800 euros sur le territoire de l’agglo, contre 17 200 euros au niveau national.
  • Mais aussi, sur l’activité des petites et moyennes entreprises, sur le travail de nos agriculteurs, et de nos commerçants…

Cette dépense doit donc être exigeante et particulièrement réfléchie.

Chaque euro collecté au titre de l’impôt est particulièrement précieux, son utilisation doit être faite dans le respect de ceux qui en payant l’impôt, participe à la vie de la cité.

Nous en sommes bien loin….

Quant à justifier la fermeture de l’école des beaux-arts de Perpignan, ou la suppression du forum des associations perpignanaises, par attachement à la rigueur budgétaire, est une pure imposture !

La désinvolture de nos élus en place face à la dépense publique est sidérante, et nous la dénonçons !

 

 

 

 

 

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5 octobre 2014
5 octobre 2014