ELECTIONS MARS 2015 | RSA : NOS PROPOSITIONS

Réunion-Baixas

Mardi 13 janvier, à BAIXAS, L’Olivier organisait sa première réunion thématique dans le cadre des élections départementales des 22 et 29 mars prochains. Compétence majeure du conseil général et premier chapitre de son budget de fonctionnement, le rSa est aussi le symbole de l’échec d’une équipe départementale en manque d’idées … et de résultats.

baixas

 

EN RESUME

L’Olivier s’engage car le Pays Catalan doit arrêter d’occuper les premières places des plus mauvais classements français.

C’est le cas du rSA où avec 26.000 allocataires (soit 94 personnes pour 1000 habitants), notre département cumule un nouveau (mauvais) record de France (1er département de France avant la Seine Saint Denis).

  L’Olivier a choisi le rSa comme 1er sujet d’intervention pour de multiples raisons :

  • Le rSa est une compétence majeure du conseil général dont les élections auront lieu les 22 et 29 mars prochains : c’est donc un sujet citoyen d’une grande actualité !
  • Sur un budget annuel de 626 Millions d’€, le rSa mobilise 110 Millions par an, soit quasiment 1/5ème des finances du conseil général,
  • Depuis 1998, la progression du nombre d’allocataires ne s’est jamais ralentie (6% en moyenne), ce qui nous fait craindre de nouveaux tristes records pour les 5 prochaines, avec des dépenses publiques en très forte augmentation,

UN ÉCHEC TOTAL, AUCUN SIGNE D’AMÉLIORATION

Nous constatons avec regret que ces mauvais chiffres sont le résultat d’une mauvaise politique d’insertion dont les élus du conseil général sont les seuls responsables.

Pourquoi ?

S’il est dans la compétence du conseil général de verser un revenu minimum aux personnes en grandes difficultés, il n’en reste pas moins vrai que le conseil général doit multiplier les actions pour donner une activité à un maximum de ces personnes et ce, afin de leur permettre de retrouver le monde du travail et une vie sociale normale. Car la dignité de tout homme se trouve dans l’utilité qu’il se reconnaît dans la société où il évolue : qu’il s’agisse d’un travail effectif ou d’une activité au service du reste de son territoire.

La politique d’insertion menée par l’actuelle majorité au conseil général est en échec total :

  • Selon nos estimations, sur 26.000 allocataires, seulement l’équivalent de 530 personnes ont été engagées dans un processus d’insertion par le travail et l’économie : cela représente un mauvais résultat de 2% !
    • Notre objectif est de porter le niveau d’insertion par l’économie et l’activité à 20% en 3 ans.
  • En 2013, aucun crédit d’Etat dévolu à notre département n’a été utilisé pour aider les allocataires à s’intégrer dans un processus de retour à l’emploi : en 2013, la somme représente tout de même plus de 670.000 € qui n’ont pas été utilisés ; ce qui prouve qu’aucun dispositif de type ARPE n’a été activé.
    • Notre objectif est de mobiliser au maximum les aides d’Etat pour rendre plus efficace l’insertion par l’activité et le travail. Mais également pour accélérer la migration des allocataires du rSa Socle (sans aucune activité et donc à charge à 100% du conseil général) vers le rSa Activité (dont la charge est partagée avec l’Etat)

CE QUE NOUS PROPOSONS AUSSI

Pour mettre un terme à cette dérive à la fois couteuse et inefficace pour les personnes désireuses de s’insérer, L’Olivier et ses candidats au conseil général proposent :

  • La mise en place d’un Contrat Unique d’Insertion de 7 heures par semaine destiné à tous les allocataires du RSA (Socle) en capacité de reprendre une activité,
  • Le financement de contrats d’insertion par l’activité en priorité dans les projets et les chantiers d’intérêt collectifs suivants :
    • Soutien de main d’œuvre aux publics agricoles via la multiplication des postes en groupements d’employeurs,
    • Services à la personne (personnes âgées et publics handicapés) : formation des publics en insertion à ces métiers pour faire face au besoin de main d’œuvre lié à la progression des personnes âgées dans notre département,
    • Protection et restauration de nos milieux agricoles et naturels : (débroussaillages, nettoyages de nos rivières et des « agouilles » …)
    • Tourisme : développement d’un réseau d’accueillants sur les lieux publics et les hauts lieux touristiques du département pour améliorer la qualité de l’accueil dans le département au moins 6 mois par an,
  • Pour mettre un terme à l’opacité qui entoure à l’opacité qui entoure les bilans de la politique d’insertion du département, nous mettrons en place un observatoire permanent (avec site internet ouvert au public) recensant en direct toutes les actions d’insertion menées et les résultats obtenus,

Par ailleurs, nous poursuivrons les actions d’insertion à visée sanitaire et sociale pour les publics confrontés à la plus grande précarité.

Nous donnerons un sens nouveau au contrat d’engagement réciproque (CER) qui lie le conseil général à chaque allocataire : ce contrat fera l’objet d’un renouvellement annuel. Au vu des engagements pris, respectés et des résultats obtenus, des sanctions (notamment, suspensions) sauront prises à l’égard des allocataires ne remplissant pas leurs obligations civiques ; la première étant, à nos yeux, celle consistant à s’assurer de la présence de leurs enfants à l’école.

METTRE UN TERME AUX DERIVES

Pour mémoire, chaque année, la Ville de Perpignan investit près de 700.000 € de fonds publics (dont la moitié venant de l’Europe) pour mener un programme de « lutte contre l’absentéisme des enfants gitans à l’école » : un tel programme signe un échec supplémentaire de la politique d’insertion, de l’autorité républicaine quant au respect des valeurs essentielles de la République comme la présence des enfants à l’école et, dans le pire des cas, nourrit le sentiment profond d’un communautarisme de bien mauvais aloi.

Chaque allocataire du rSa est un parent comme un autre auquel il est important de rappeler les règles essentielles de la solidarité nationale. Pour qu’elle perdure et qu’elle soit soutenue par l’ensemble des citoyens, la solidarité ne doit pas dévier de son rôle premier : donner une dignité égale à chacun. Cela veut dire, ne pas encourager une part des citoyens à s’enfermer dans des particularismes qui n’ont plus de sens et sont souvent prétextes à retarder ou s’affranchir d’une insertion qui est le devoir de chaque individu vis-à-vis de lui-même d’abord, de ses enfants et de sa famille et, enfin, de la société toute entière.

5 Commentaires
  1. Les RSA les et les ST JACQUES petits bras et les maires des communes qui touchent des indemnités de l agloo. Eux vivent ils dans la précarité ? Mettez aussi cela en avant pour être equitables

  2. Votre intervention sur le débroussaillage des rivières et ruisseaux a été concluant et a donné des idées au Conseil Général puisque cette semaine dés le 16 janvier un débroussaillage massif a été réalisé dans la rivière Le Boulès entre Ille sur Têt et Millas..

  3. Je rejoins partiellement votre analyse car elle évacue un pan entier du problème : la fraude.
    Lors d’une panne informatique de la CAF qui a obligé à envoyer des chèques au lieu de virement, plus de 20 % des chèques n’ont pas été encaissés et sont revenus en NPAI.
    Par analogie on peut estimer le nombre de fraudeurs au même niveau pour le RSA.
    De nombreux ressortissants du RSA habitent en Espagne…
    Il n’y a personne pour contrôler, plus une absence de volonté politique qui font qu’on retrouve des notifications de Pôle Emploi dans des grottes afghanes…

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15 janvier 2015
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