EN ROUTE VERS LE GRAND LANGUEDOC !

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Pendant que les élus catalans sont aux abonnés absents, les maires de Toulouse et Montpellier dessinent les contours de la future région … Outre la dilution de notre département, le nom de « Grand Languedoc » commence à ressurgir …

N’en faisons pas une nouvelle polémique, mais comme disent les indiens « il n’y a pas de fumée sans feu »… Sans les blâmer – car ils font (eux) leur travail d’élus et se préoccupent de l’avenir de leurs territoires – les maires de Toulouse et de Montpellier ont mis le turbo depuis que l’Assemblée a validé, la semaine dernière, la fusion entre notre région Languedoc-Roussillon et celle de Midi-Pyrénées.

La lecture de la Gazette des communes de ce jour nous en dit long sur les stratégies que les des deux maires, Jean-Luc MOUDENC (Toulouse) et Philippe SAUREL (Montpellier), ont élaboré lors d’une rencontre au sommet, vendredi dernier, à Montpellier.

En clair, la future région (qui prendra vie au 1er janvier 2016) s’appuiera essentiellement sur les deux grandes métropoles que sont Toulouse et Montpellier. Au-delà, semble-t-il, point de salut … faute de combattants.

[quote style= »style1″]Perpignan, dans le pôle montpelliérain[/quote]

Les absents ayant toujours tort, Perpignan, son agglomération et le conseil général (surtout) sont absents de tous les schémas … et des perspectives qui en découlent. On apprend même, au détour de cet article, que Perpignan pourrait prochainement intégrer un pôle métropolitain autour de Montpellier !

Les grands axes évoqués par les deux métropoles portent sur des stratégies communes sur l’économie, le numérique (les deux métropoles ont toutes deux obtenu le label French Tech), la santé et l’université. En clair, tout ce qui sera structurant pour l’avenir des territoires, le progrès des jeunes générations et le bien-être des citoyens. L’avenir se jouera donc à Montpellier et Toulouse; le reste des territoires n’aura que des miettes comme nous l’évoquions déjà dans un précédent article.

Outre ces questions importantes, les deux élus et leurs équipes respectives avancent à grands pas sur d’autres sujets :

  • Création d’un pole métropolitain autour de Montpellier qui regroupera de 25 à 30 intercommunalités dont Perpignan,
  • Lignes de partage entre Toulouse et Montpellier au sujet de la future capitale régionale,
  • Ligne TGV Narbonne – Toulouse : quid de Montpellier – Perpignan ?

Comme disent les deux maires dans l’article de la Gazette des communes: « A partir du moment où les deux chefs donnent le ton, les équipes autour suivront. Les élus des deux métropoles se mettront dans le même état d’esprit ».

Et de rappeler, de ci de là, que la vocation des deux villes à travailler main dans la main repose sur une vieille relation historique: « Nos deux métropoles ont une chance historique de pouvoir se rassembler sur un territoire qu’elles ont connu l’une et l’autre. Le grand Languedoc a toujours vécu dans cette bipolarité. » De là à dire que ce nom de « Grand Languedoc » sera le futur nom de la région … il n’y a qu’un pas.

Il faut dire que les catalans sont les grands absents de ce débat comme des grands projets d’avenir de la future région. Une posture que nos élus ont adoptée depuis les bancs de l’Assemblée Nationale comme le rappelait L’Indépendant dans un de ses précédents articles. Leur position pour le moins ambiguë de ces députés mais également l’inertie des conseillers généraux et des grandes collectivités du département laissent à penser que le Pays Catalan – comme nous le craignions – sera bel et bien définitivement dilué dans ce grand ensemble …

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A savoir

Quel va être le nom des régions fusionnées ?

Pendant une période transitoire, les régions fusionnées auront un nom provisoire constitué de la juxtaposition dans l’ordre alphabétique des noms des régions regroupées.

Pour notre région, ce sera donc Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Le nom définitif de la nouvelle région sera décidé après avis du conseil régional issu des élections régionales de décembre 2015. Un décret en Conseil d’État devra être pris avant le 1er juillet 2016.

Quel sera le chef-lieu des régions fusionnées ?

Pour les régions fusionnées, il faudra également déterminer un nouveau chef-lieu de région.

Un chef-lieu provisoire va être décidé par décret avant le 31 décembre 2015. Ce décret sera pris après avis du conseil municipal de la commune envisagée comme siège du chef-lieu et des conseils régionaux intéressés. L’avis des conseils régionaux est rendu après consultation du conseil économique, social et environnemental régional et après concertation avec les représentants des collectivités territoriales, des organismes consulaires et des organisations professionnelles représentatives.

Le chef-lieu définitif sera fixé par un décret en Conseil d’État avant le 1er juillet 2016 après avis du conseil régional issu des élections régionales de décembre 2015.

La loi prévoit que le nouveau conseil régional adopte, avant le 1er juillet 2016, une résolution unique dans laquelle il se prononce sur le nom définitif de la région, le chef-lieu définitif de la région, l’emplacement de l’hôtel de la région, les règles de détermination des lieux de réunion des différentes instances de la région et sur le programme de gestion des implantations immobilières de la région.

 

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2 décembre 2014
2 décembre 2014