ENVOYE SPECIAL : NOS ELUS CASSENT LA BARAQUE !

A la demande générale, voici l’extrait de l’émission d’Envoyé Spécial dont parle tout le Pays Catalan ! Et pour cause, l’enquête de France 2 se consacrait aux gaspillages des intercommunalités, alors que leur création était censée faire économiser l’argent public…

Une fois de plus, Perpignan s’est distinguée au niveau national – et à une heure de très grande écoute – en montrant comment l’agglomération finance 42 vice-présidents là où la loi n’en autorise que 15 ! Cette situation – dénoncée devant la justice administrative par l’élue d’opposition Jacqueline Amiel-Donat – est également contestée par L’Olivier que les justifications de Jean-Paul Alduy n’ont jamais convaincu.

Tour à tour, dans ce reportage, vous apprendrez que l’agglomération de Perpignan compte au moins 3 vice-présidents à l’économie (il faut au moins cela pour un département sinistré comme le nôtre) qui se jugent plutôt mal payés (de 1100 à 1400 € par mois quand même). Au passage, nous rappellerons que la politique n’est pas un métier et que les élus ne perçoivent pas de salaires mais sont seulement indemnisés pour le temps consacré à leur mandat. Ces élus le savaient lorsqu’ils étaient candidats à ces fonctions: il est très indécent qu’ils osent s’en plaindre maintenant !

Quant à leur élu en chef, Jean-Paul Alduy, ce dernier vient nous expliquer – tout en sourire et en arrogance – qu’il ne se conforme pas à la loi qui l’oblige à limiter ses vice-présidents à 15 et non à 42, comme c’est le cas aujourd’hui. Ses explications embrouillées ne convainquent personne sinon que notre Pays Catalan est assurément la terre promise du clientélisme à tous les étages.

Enfin, le plus drôle, ce sont les réactions de ces mêmes élus suite au tollé soulevé par ce reportage. Sur le thème de « on s’est fait piéger par le journaliste … », ces derniers n’assument pas l’image (pourtant sincère) qu’ils ont donné d’eux et du Pays Catalan devant des millions de français.

Comme s’ils se rendaient compte après tout que leur comportement est l’une des causes profondes du ras-le-bol des français vis-à-vis de leurs élus. Mais, de cela, ils se garderont bien d’en parler.

Pendant ce temps, comme le rappelle le journaliste d’Envoyé Spécial, les impôts locaux ne cessent d’augmenter : entre 2007 et 2013, ils sont passés de 35 à 47 milliards d’euros. Merci qui ?

2 Commentaires
  1. Je suis simplement sidéré !
    Non par cet abus manifeste mais par la mauvaise foi des bénéficiaires ou acteurs de cette gabegie.
    Je pense que cette caste de nantis a tout simplement perdu le sens des responsabilités et de la mesure.
    Désolé mais 1,4 millions ce n’est pas rien du tout.
    Ce mépris ouvertement affiché des efforts demandés aux contribuables est la preuve d’une totale déconnexion des problèmes quotidiens des gens.
    Oser jouer les grands seigneurs et prétendre que le départ de petite communes « non représentées » risquent de partir donc d’engendrer des dépenses relève de la plus grande mégalomanie.
    Le rêve d’Aldhuy est de gérer un budget le plus important possible afin d’asseoir son importance face à son ennemi juré Bourquin.
    Je trouve ces deux personnages chaque jour plus antipathiques l’un comme l’autre et je ne comprends pas que les électeurs les maintiennent au pouvoir !
    J’en ai honte pour eux, et je comprends de plus en plus pourquoi ce département est totalement à la traîne dans le pays, et possède l’administration la plus incompétente de France.

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4 décembre 2013
4 décembre 2013