ET MAINTENANT, L’USAP !

rue de lavenir - Philippe Latger

Il est toujours hasardeux de s’aventurer sur le terrain sportif qui exige une analyse très experte. Comme il est difficile d’ailleurs, de filer la métaphore entre ce qui arrive à l’USAP et ce que vit notre département depuis plus de 20 ans. Mais quand même …

Même si le Pays Catalan n’a jamais vraiment connu l’élite économique et sociale, nous avons – comme pour l’USAP – la mémoire d’un passé glorieux où notre terre était un véritable pays de cocagne, où la diversité de nos productions agricoles flirtait avec une économie (certes modeste) mais basée sur l’esprit de production et le commerce, et non pas sur la rente comme c’est le cas depuis au moins 30 ans. Ici, plus qu’ailleurs, les catalans ont su et apprécié ce qu’ont été les « trente glorieuses ».

Depuis, en quelques années, notre Pays Catalan a laissé filer son attention pour l’agriculture et la nécessité, par exemple, d’y adosser une stratégie de transformation agroalimentaire. Notre monde agricole, malgré la décentralisation et les nouveaux moyens donnés aux collectivités, a été livré à lui-même, sans vision ni ligne directrice. Sans anticipation ni accompagnement stratégique pour aider nos familles rurales, nos coopératives et nos villages à négocier les virages qui les attendaient aux détours des années 90 (ouverture des frontières, concentration de la distribution, maîtrise de la chaîne de valeur, etc …). Les aides publiques n’ont, au final, servi qu’à financer des processions de plans d’urgence et de reconversion qui n’ont conduit qu’à généraliser le spectacle de friche environnementale auquel nous assistons en traversant notre département depuis quelques années.

Dans le même temps, l’esprit de village s’est peu à peu perdu sous les coups d’une urbanisation anarchique qui a vu naître et grossir ce que l’on appelle les bourgs-centres (Thuir, Toulouges, Saint Estève, etc …). Nos campagnes se sont vidées et notre tourisme n’a pas su s’imposer dans un modèle qui visait – non pas le haut de gamme – mais la niche du tourisme authentique, de terroir et de charme; qui représente aujourd’hui le secteur le plus en pointe (voir ce qui se passe en Dordogne, au Pays Basque, etc …).

En bref, nous avons abandonné nos valeurs, celles qui fondent notre identité et notre art de vivre « à la catalane ». Nos élus n’aiment que trop ressembler à ce qu’ils voient ailleurs : des paysages, ds villes, des économies standardisés … où l’identité est reléguée au rang de folklore. Or, c’est dans notre identité, dans ce que nous sommes au plus profond de nous que se trouvent les réponses pour un retour du Pays Catalan au premier rang. Au premier rang des territoires français où il fait à la fois « bien vivre » mais aussi « bien prospérer ». Où nos jeunes peuvent espérer bâtir leur avenir sur place et où nos entrepreneurs auront vraiment le sentiment d’être écoutés, accompagnés et valorisés.

Cette identité, cette « force en soi », sera la clé d’un retour en force du Pays Catalan comme de l’USAP … n’en doutons jamais ! Ne perdons jamais cet horizon !

Photo illustration Philippe Latger

1 Commentaire
  1. ok mais noubliez pas une chose peuple catalan, que vous avez ceder tres vite à la francilistaion et que nos freres de l’autre cote ds pyrennees ont resistes et maintenus certaines traditions … que vous essayer de retrouver . mais si notre peuple ne c’etait pas deunit sour l’occupation française et espagnole , on en serait pas là , ni notre economie, ni nos clubs, ni nos politiques qui ne sont plus catalans donc.. mais un peuple ressurgit toujours de sas cendres quand le coeur de sa patrie meurt !

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4 mai 2014
4 mai 2014