INONDATIONS : RETENIR LES LECONS

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L’actualité dramatique de ce week-end place, une fois de plus, une grande partie des habitants de la Plaine du Roussillon dans des situations de grand péril face aux fortes pluies. Déprise agricole et urbanisation anarchique constituent des facteurs aggravants sur lesquels il faudra continuer d’agir.

L’Olivier adresse un message de soutien à toutes les familles du Pays Catalan touchées par les inondations (et leurs conséquences souvent dramatiques) de ce week-end. La répétition – à la même époque, à quelques années d’écart – de ces phénomènes destructeurs a de quoi nous interroger. A la fois sur les causes de ces catastrophes, leurs facteurs aggravants et les moyens de les atténuer dans l’avenir.

En raison de la présence des 3 grandes rivières (Tech, Têt et Agly) mais aussi du Réart et du Sègre, notre département est fortement exposé aux risques d’inondations. Des risques multipliées par la forte densité des constructions qui s’est développée autour de ces fleuves.

inondablesCarte France des zones à risque (source : Ministère de l’environnement)

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Carte des zones à risque (Département – source Préfecture)

Les habitants des zones agricoles le savent bien: l’abandon des terres en raison de la crise qui touche les exploitations mais également de la spéculation qui gagne sur les terrains proches des centres des villages (essor incontrôlé des lotissements) menace l’équilibre naturel de nos territoires :

  • les cours d’eau (mais aussi les « agouilles ») ne sont plus ou pas assez entretenus: les eaux de pluie ne s’écoulent plus, les végétaux et les obstacles s’amoncellent, l’eau est bloquée et déborde sur les routes. Elle envahit les zones habitées à très grande vitesse.
  • Ces actions doivent être menées par les collectivités et les riverains:
  • L’Olivier propose que des chantiers d’insertion soient dédiés à la protection de notre environnement collectif. Ces chantiers d’insertion devront être financés par le conseil général et les communes concernées dans le cadre du budget social du conseil général.
  • L’Olivier propose que ces chantiers soient encadrés par les agriculteurs volontaires dont l’intervention sera financée au titre de l’encadrement des chantiers d’insertion.
  • Pour le reste des actions (création de bassins de rétention, puits d’infiltration, amélioration des collectes des eaux pluviales, reforestation …), ces dernières relèvent des investissements conjoints des grandes collectivités du département et de la région: L’Olivier propose que le conseil général consacre une part significative de ses futurs budgets d’investissements à ces travaux majeurs pour notre futur.

Dans le même temps, il sera important de veiller à ce que les communes s’engagent dans une stratégie combinée d’aide au maintien des terres agricoles et de leur entretien aux alentours des villages et – au-delà de l’adhésion aux plans de prévention – s’engager à lutter contre la croissance anarchique des nouveaux lotissements et zones commerciales qui participent à l’imperméabilisation des terres et, en définitive, à la multiplication des conséquences relatives aux inondations.

2 Commentaires
  1. C’est exactement le genre d’actions que l’on veut mettre en place en proposant des prestations de conseil pour les agriculteurs, les collectivités, les particuliers, les entreprises alliant biodiversité et technique agronomique. Ce ne sont pas des actions compliqués, il faut seulement de l’investissement et de la concertation.

    On organise une plantation de haie chez un paysan ce week end. On va aborder ce genre de problèmes et les solutions à mettre en place.

    http://addicterra.e-monsite.com/agenda/plantation-pedagogique-d-une-haie-1.html

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30 novembre 2014
30 novembre 2014