LES PETITS PAPIERS DE NOËL À PERPIGNAN

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Certains se souviendront peut être de cette émission mythique de FR3 (1975-1985) qui, chaque période de Noël, parcourait les villes de France et récoltait des fonds en faveur des nécessiteux des villes traversées. 30 ans plus tard, Perpignan reçoit encore l’aumône, les chanteurs populaires en moins …

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Et de 20 Millions de plus pour les quartiers délabrés de Perpignan ! Mais devons-nous faire comme nos élus et s’en féliciter ou, comme ceux de Perpignan, dire qu’il n’y en a pas assez ? Ni l’un ni l’autre ! Car comme on l’aura compris : si nous percevons ces aides, c’est bien parce que notre belle ville (et notre département) touche(nt) le fond !

Perpignan et le quartier Saint Jacques, c’est officiel font donc parti des 200 quartiers en péril … de France. Saint Jacques – avec son titre de quartier le plus pauvre de France – fait donc figure de lanterne dans les grandes villes françaises. Des tristes records ajoutés à ceux du chômage et du nombre d’allocataires aux RSA dont nous nous passerions bien …

Déjà des interrogations sur le précédent programme …

La faute a qui ? Une malédiction ? Un orage magnétique ? Ou plus simplement, le laisser-aller général qui caractérise la ville depuis plus de 30 ans ? Et plus accessoirement, une complicité coupable en faveur d’un communautarisme effréné et, dans le même temps, en direction des marchands de sommeil de tout acabit.

L’an dernier déjà, L’Olivier rappelait les termes d’une note rédigée par l’ancien préfet et qui s’interrogeait sur les 30 millions précédemment investis sur Saint Jacques : à juste titre, le représentant de l’Etat: « Il apparaît aujourd’hui que ces investissements massifs n’ont pas permis une amélioration significative de l’image de ce territoire (Saint Jacques et Saint Mathieu), en raison de la présence encore trop importante de logements dégradés à très dégradés, ainsi que de la faible durée, dans le temps, des effets positifs que génèrent ces opérations de réhabilitation ». En clair, pourquoi investir tant d’argent dans des quartiers où les habitants eux-mêmes ne prennent pas soin des améliorations qui leur sont apportées à coup d’argent public ?

L’école aussi !

Pour couronner le tout, l’État vient de passer 6 des 8 collèges de Perpignan en zone d’éducation prioritaire, un dispositif prévu pour couvrir les établissements fréquentés par des enfants issus de familles défavorisées, d’élèves en retard sur les connaissances essentielles de la 6ème ou encore de collégiens issus des zones urbaines sensibles ou boursiers …

Comme le clament nos élus, décidément tout va bien dans le département, et nous n’avons aucune raison de nous inquiéter pour l’avenir de nos enfants …

Une seule question tout de même : tout ce qui nous arrive est-il vraiment le fruit du hasard ? Personne n’en porte donc pas la moindre responsabilité ? Et puis, nous sommes comme tous les départements de France ? Tous, dans la même situation ? Poser les questions c’est déjà y répondre …

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18 décembre 2014
18 décembre 2014