L’UNION N’EST GAGNANTE QUE SI ELLE EST EXIGEANTE !

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Dans une interview sans concession, Bruno DELMAS, Président de L’Olivier, rappelle les conditions dans lesquelles ce dernier entend bâtir une union politique pour gagner le conseil (général) départemental au printemps prochain. Renouvellement des têtes et des pratiques politiques figurent au premier plan de nos exigences exprimées depuis le 16 septembre dernier …

L’Olivier a été le premier à appeler à l’union, mais une union exigeante. C’est dans ces termes que Bruno DELMAS s’est confié à Frédérique MICHALAK, journaliste politique à L’INDEPENDANT:

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INTREGALITE DE L’INTERVIEW

Le président de ‘L’Olivier’ a décliné l’offre de l’UMP-UDI. Il présentera plusieurs candidats aux départementales de mars sur divers cantons dont les six de Perpignan.

L’Olivier ne pliera pas devant l’UMP et l’UDI. C’est ce qu’exprime son président-fondateur en refusant l’offre des fédés catalanes. Bruno Delmas, également président national des Progressistes, une composante de l’UMP, ne fera pas campagne avec l’adjointe perpignanaise Chantal Gombert sur le canton Perpignan 6 (Gare, Saint-Assiscle, Toulouges).

Pourquoi refusez-vous la proposition UMP-UDI ? « Parce que je pose pour principe que les candidats avec qui s’associent les membres de L’Olivier respectent nos engagements en terme de non-cumul des mandats, ce que Chantal Gombert a refusé. Je crois que la politique peut vraiment changer la vie des gens et pas seulement celle des élus qui sont souvent prêts à accepter bien des choses par simple intérêt personnel, pour une indemnité de plus. Et je considère aussi que la stratégie qui consiste à envoyer sur les cantons de Perpignan des élus municipaux est suicidaire. » 

Pourquoi ? « En raison de ce qui s’est passé aux municipales à Perpignan avec une liste UMP-UDI-Unitat catalane à 30 % au premier tour derrière le Front national et à 55 % au second tour malgré un front républicain. Et aussi en raison de ce qui en découle : aujourd’hui, l’opinion perpignanaise exprime de la défiance face à ces élus. Moi, je ne suis pas là pour négocier une place, je ne lutte pas pour des postes, mais pour des idées concrètes qui peuvent faire enfin avancer ce département. Et pour l’instant, côté idées et projets d’avenir, c’est silence radio à l’UMP-UDI. »

Et vous, vous allez laver plus blanc que blanc ? « Je pense qu’il y a une telle défiance aujourd’hui par rapport à la chose politique que c’est à elle de donner des gages forts de sa capacité à se renouveler, notamment avec le non-cumul et en arrêtant de recruter dans les collectivités des ‘fils et filles de’ sous prétexte que ce sont des enfants d’élus ! On en est même aujourd’hui à proposer leur candidature à des élections au détriment de jeunes militants qui ont des qualités. »

Vous parlez de la candidature UMP de Mathilde Ferrand, la fille des maires du Barcarès ? « Oui. Je ne la connais pas et je la respecte, mais là, en matière de népotisme, on décroche le pompon. On jette littéralement les électeurs dans les bras du Front national. »

Serez-vous quand même candidat ? « Bien sûr ! Je maintiens ma candidature sur Perpignan 6 contre Hermeline Malherbe pour montrer aux électeurs et à ma famille politique que je ne me trompe pas de combat. Car ceux qui dirigent aujourd’hui le département et le mettent à terre sont bien Madame Malherbe et ses alliés. « Pas question de vendre du flan »

On va vous reprocher de diviser la droite, voire de la mener à l’échec… « Ils ne m’ont pas attendu pour perdre sur les élections passées. Nous avons perdu du terrain sur les trois dernières cantonales et aux municipales aussi. »

Alignerez-vous d’autres candidats ? « Absolument. Il y aura des candidats sur tous les cantons de Perpignan et dans la grande couronne comme à Saint-Estève ou Rivesaltes. Et on ouvre grand les portes aux candidats citoyens qui veulent nous rejoindre tout en maintenant notre proposition d’union à l’UMP-UDI s’ils respectent nos engagements. Pas question de faire une révolution de façade, puis de remballer et de recommencer comme avant. Pas question de vendre du flan. « 

Pensez-vous pouvoir remporter des cantons sans les ‘machines’ des gros partis ? « Bien sûr. Regardez Philippe Saurel, l’actuel maire de Montpellier, élu maire et président de l’Agglo en mars, alors qu’il avait contre lui toute la machine PS de la ville, de l’Agglo et de la Région, il est aujourd’hui l’homme fort de Montpellier. C’est la preuve que quand on propose une alternative crédible à un système de notables cumulards échappant au travail et convaincus de détenir la vérité révélée, on ouvre des perspectives aux habitants. Saurel a été l’alternative de gauche à Montpellier et je revendique être l’alternative de droite dans les P.-O. »

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11 décembre 2014
11 décembre 2014