OCCITANIE : 5 RAISONS D’EN SORTIR PAR LE HAUT

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Il y a des crises dont il faut savoir sortir vite … et par le haut. Celle qui agite notre département sur le nom de la nouvelle région est un vrai cas d’école. Le choix est simple : gesticuler ou agir avec intelligence, « à la catalane » … Pourquoi aujourd’hui et comment ?

1. Parce que nous sommes « dos au mur »

Admettons-le, partir à la guerre quand elle est finie, c’est à la fois peu glorieux et très imbécile. Rien ne fera changer la position de la région. D’ailleurs, pourquoi aurait-elle tort puisqu’elle n’a rencontré aucune résistance jusque là. Explications …

Que cela plaise ou non, nous n’avons pas été à la hauteur sur la question du nom de la région. Rappelons simplement que depuis 2 ans (voir notre article), tout le monde savait que les décideurs politiques et économiques des autres départements (tous, occitans) s’étaient réunis pour promouvoir le nom de la nouvelle région sous l’appellation Occitanie. Nos voisins, conscients des enjeux, avaient pris les devants, ils ont fait l’union sacrée autour du futur nom de la région et ont réussi leur lobby auprès des principaux candidats à la présidence de la nouvelle région. Chez nous, la préoccupation des élus a été de (se) placer les amis et amies sur les listes; en aucun cas de faire du nom de la région un point essentiel de la campagne.

Depuis deux ans, alors que L’Olivier n’a jamais cessé de tirer la sonnette d’alarme sur le risque de disparition de toute référence à notre département, personne à droite comme à gauche, personne, à la ville de Perpignan ou au conseil général, personne n’a bougé.

Que fallait-il faire ? Prendre les devants, tout simplement. Réagir avec force et s’associer aux occitans pour réfléchir à une appellation qui fasse consensus. Profiter de la campagne électorale des régionales pour demander aux différents candidats de s’engager à ne pas exclure le Pays Catalan du nom de la future région. Une fois l’élection passée, résister au processus de consultation de la région qui ne pouvait, mathématiquement, qu’aboutir à la désignation d’Occitanie (12 départements occitans sur 13 ont pris part au vote).

Car, maintenant que nous sommes dos au mur, que le Conseil d’Etat – selon toute vraisemblance – va valider le nom choisi par la région et que le gouvernement va l’entériner définitivement le 2 octobre prochain, que nous reste-t-il pour préserver une part de notre identité dans la future région ?

A ce stade, on a donc le choix, croire que l’on peut continuer de protester, « rouspéter », manifester, multiplier les actions les plus loufoques … pour obtenir un recul de la région. Sans être défaitiste, nous pouvons affirmer que c’est peine perdue.

L’autre position consiste à mettre les bouchées doubles pour traduire en actes ce profond désir d’identité que nous manifestons tous depuis quelques semaines pour certains, depuis des années pour nombre d’entre nous.

Pourquoi en sortir par le haut : parce que, par leur faute, nos élus locaux nous font partir de bien bas. Et ça continue …

2. Parce que les prises de positions de nos élus sont aussi claires que le jus de « barboufat »*

Qu’ils soient de droite ou de gauche, qu’ils défilent devant ou derrière les manifestants, la plupart de nos élus sont responsables de la panade dans laquelle nous sommes.

Et comme toujours chez nous, les mêmes qui nous ont mis dans cette situation sont ceux qui défilent en tête des cortèges…devant des milliers de catalans, sincères et convaincus, que tout le monde est sur la même longueur d’ondes.

Fixons notre attention sur le débat du nom : Pyrénées-Méditerranée, Pyrénées-Catalanes, Pyrénées-Roussillon … ces derniers mois, les élus de droite et de gauche se sont lancés dans un véritable concours Lépine du « nom qui ne veut rien dire ». Toutes les idées ont été lancées sauf une : Pays Catalan !

Croire, en effet, que tous les élus du département sont sur la même longueur d’ondes et s’en remettre à leur décision serait une grande erreur. Que personne ne s’en tienne aux photos de la manifestation de samedi dernier où, gauche comme droite, s’agglutinent derrière la banderole « Pays Catalan ».

Monsieur Pujol ? Le maire de Perpignan a d’abord pris fait et cause pour « Pyrénées-Méditerranée » puis, il y a 24 heures, sa position a viré à la faveur de « Pyrénées Catalanes ». Jamais, absolument jamais, il n’a pris de position claire en faveur de « Pays Catalan ». En clair, son choix par défaut est « Tout Sauf Pays Catalan ! ». Cela ne l’empêche pas de se presser, devant appareils et caméras, en tête de cortège … et de recevoir les remerciements des « organisateurs » de la manifestation, qui ne ratent jamais une occasion de lui faire allégeance (contre quelques places sur les listes). Puisque Monsieur Pujol se drape dans les habits du défenseur de la démocratie qu’il accepte, par conséquent, que le nom soit décidé par chacun d’entre nous, démocratiquement, sans exclure la moindre proposition …

Madame Malherbe ? La présidente du conseil départemental a d’abord rayé « Pays Catalan » de toutes les communications officielles de l’ancien conseil général. Aujourd’hui, sa communication porte sur « Pyrénées-Orientales » et un grand « P.O. » qui ne veut rien dire. Sur le nom de la région ? L’avis qu’elle a rendu au conseil régional porte uniquement sur « Pyrénées Méditerranée ». A aucun moment, elle n’a pris position, par écrit, en faveur de « Pays Catalan » : une trahison de plus pour les 6990 manifestants qui se trouvaient derrière elle samedi, en faveur du nom « Pays Catalan ». Doit-on lui laisser seule le pouvoir de parler au nom des habitants du département ?

Madame Neuville ? La secrétaire d’Etat, toujours prompte à verser sa larme sur la perte d’identité du « Pays Catalan », n’a pris position qu’en faveur du nom « Pyrénées Méditerranée ». Pour une raison inconnue, « Pays Catalan » n’a pas sa faveur. Sans explication, sans raison apparente. Quand on est un élu, on motive ses choix, on fait de la pédagogie. On n’élimine pas sans dire pourquoi. On ne décide pas sans se justifier …

Monsieur Calvet ? Le sénateur LR a fait placer (avec d’autres élus locaux) un beau panneau « Pays Catalan » à l’entrée de sa ville du Soler. Ça ne mange pas de pain, ça ne sert à rien (nous savons où nous sommes) et surtout cela évite de prendre position sur le nom « Pays Catalan » en tant qu’appellation officielle du département. Le sénateur a défilé samedi mais sur le nom, il se défile.

C’est sans compter sur les « second couteaux » du département qui considèrent la question du nom comme secondaire. A l’image du président actuel de la CCI et du premier adjoint de la ville de Perpignan qui opposent l’identité du territoire et l’efficacité économique. En même temps, à la vue des résultats en la matière du président de la CCI (en poste depuis 20 ans), on peut douter de son opinion.

Nous pourrions citer d’autres exemples … Ils illustrent tous l’inconsistance et la duperie dont sont capables nos élus locaux : faire croire qu’ils soutiennent le Pays Catalan sans jamais avoir pris position en faveur de ce nom. Ce n’est plus une posture, c’est une escroquerie politique !

Début du siècle dernier à Perpignan. La vraie mobilisation des catalans

3. Parce qu’il ne faut pas craindre le nouveau nom de la région

Regardons autour de nous : les régions peuvent changer de nom, elles ne changeront jamais la manière dont les individus perçoivent un lieu, un territoire. Croyez-vous, par exemple, que les habitants du Pays Basque craignent le nom de « Nouvelle Aquitaine » (adopté par l’ancienne région Aquitaine, Poitou Charente et Limousin) ? Pensez-vous que les deux départements qui forment l’Alsace craignent l’émergence du nom « Grand Est » (qui regroupe aussi la Champagne Ardennes). D’ailleurs, la Champagne craint-elle de se dissoudre aussi dans ce nom de « Grand Est » ? Non ! Pourquoi ? Parce que ces territoires ont construit depuis longtemps des marques fortes qui reposent sur leur identité et leur territoire. Exactement le contraire de ce qui se passe chez nous, en Pyrénées-Orientales.

D’une certaine manière, cette guerre contre le nom Occitanie – si elle n’était pas seulement l’occasion pour certains de se faire mousser – ressemblerait à s’y méprendre à un aveu de faiblesse de notre part. Nous avons peur d’Occitanie car nous ne sommes pas sûrs de nous, de notre capacité à nous surpasser. Comme si le nom d’Occitanie était l’occasion d’expliquer les échecs du passé et ceux à venir …

Être sûr de son identité, c’est d’abord savoir comment on s’appelle. La première pierre de notre identité, c’est donc le nom de notre territoire, celui de notre département. Depuis plusieurs semaines, Pays Catalan s’impose à tous. J’en suis plus qu’heureux ! Alors, allons-y, demandons à la région de nous aider à imposer notre « marque territoriale » par elle-même.

4.Parce que nous devons nous inscrire dans une méthode constructive

En l’absence de propositions concrètes des élus « catalans », Madame Delga a émis quelques propositions qui ont le mérite de prouver sa bonne volonté. Mais ces propositions – seules, trop « toulousaines », trop « datées » – ne peuvent pas recueillir notre soutien :

Un office de promotion de la langue catalane ? Non, merci. Les comités Théodule pullulent partout en France : asseoir autour d’une table toujours les mêmes « gardiens du temple de la langue catalane et de la bullinada » n’a jamais rien fait avancé dans le pays. Ici, nous voulons de l’économie, de l’emploi et le respect de notre identité.

Financer des panneaux à l’entrée de nos villes pour dire que nous sommes en « Pays Catalan » ? Economisons l’argent public car nous savons bien où nous vivons. Que diraient les basques ou les corses si de tels panneaux fleurissaient aux abords de leurs communes ?

Non, ce que nous attendons de la région est ailleurs.

1) Que des moyens importants soient mobilisés sur la promotion de la « marque Pays Catalan » : par exemple, en isolant des crédits de Sud de France pour promouvoir la marque « Pays Catalan » sur nos produits agricoles, en rebaptisant notre aéroport « Sud de France » en « Aéroport Perpignan Pays Catalan », en valorisant la destination Pays Catalan dans les communications touristiques de la région, etc … Que ces projets soient chiffrés et que des engagements fermes soient pris par la Région.
2) Pour nous aider sur l’essentiel – l’économie et l’emploi – nous proposons la création d’un programme « Entreprendre en Pays Catalan » qui doteraient les entreprises et les commerces d’aides économiques particulières (fonds propres, innovation, transmission …) en lien direct avec la région et non plus via le filtre des structures intermédiaires de la ville et du département qui ont toutes échoué dans ce domaine. Là aussi, proposons, chiffrons et lançons-nous. Ces dernières années, la région aurait déversé 1,4 Milliards d’euros sur notre département. Je vous entends déjà : où sont-ils passés ? En tous cas pas dans les entreprises (sauf quelques-unes du BTP).
3) Enfin, parce qu’un territoire avec une identité mais sans avenir ne sert à rien, nous demandons à la région de libérer des moyens massifs pour créer de la compétence (et donc de l’emploi) chez nos jeunes à travers un programme « Deuxième Chance en Pays Catalan » ou comment former nos jeunes, notamment, aux métiers du tourisme et faire de notre département le pôle d’excellence régional des métiers du tourisme. Le tourisme est le premier pilier de l’économie régionale. Cette économie a besoin de personnels encore mieux formés. Si la région croit en nous, qu’elle fixe ici l’unique Campus des Métiers du Tourisme et que nous devenions le vivier des meilleurs pros du tourisme dans la nouvelle grande région (plus la Catalogne).

D’autres mesures fortes – autour du Pays Catalan – pourraient voir le jour et nous ouvrons la boîte aux propositions pour que demain, la Région soit destinataire des meilleures idées pour faire avancer le Pays Catalan.

Ce n’est pas un inventaire sans fin mais des propositions concrètes que nous devrons présenter : c’est à chacun de ceux qui croient vraiment au Pays Catalan de s’y mettre, quelque soit leur âge, leurs idées politiques, leur expérience …

Sortir par le haut, c’est cela : défendre notre identité au travers de notre nom (Pays Catalan) et obtenir immédiatement des moyens importants pour la valoriser à travers notre économie (agriculture, tourisme …) et l’avenir de nos jeunes.

5. Parce que nous pouvons aller plus loin encore

Comme nous l’avons suggéré, il est possible de graver dans le marbre de la République le nom de Pays Catalan. Si – comme ils l’affirment tous le cœur sur la main (voir plus loin) – nos élus soutiennent tant le Pays Catalan, alors consultons démocratiquement nos habitants, débattons sur le nom et l’avenir, et procédons, si le Oui l’emporte, au changement de nom du département.

Passons de Pyrénées-Orientales à Pays Catalan … et devenons, enfin, ce que nous sommes. Faisons-le de manière démocratique (par voie référendaire) et enclenchons des projets concrets avec la région pour valoriser nos actions sous l’égide du Pays Catalan.

Ne perdons plus le temps en palabres, en gesticulations et en combats perdus d’avance. La nouvelle région est là : quelque soit son nom, notre devoir est d’en tirer le meilleur profit, maintenant et pour longtemps.

Sortir par le haut, c’est aussi cela : s’en remettre à une décision souveraine des habitants du département sur le changement du nom. Et, de toute urgence, rétablir le fil avec la région pour que des mesures concrètes soient prises en faveur du Pays Catalan, son identité, son économie et l’avenir de ses jeunes.

*le barboufat est un plat catalan à base de jus de boudin

12 Commentaires
  1. Je déguiser d’accord sur l’analyse de nos politiques ,tous ……sont’ils d’origine catalane ?????? Je pense que Mr Bourquin nous a beaucoup manqué que l’on l’apprécie ou pas .il etait fier d’être catalan …je veux bien que le departement ,son appellation montre notre catalanite …..mais j’aimerais bien une autre manifestation pour montrer à Valls que nous existons toujours malgré son mépris et à la delga que nous serons là pour les futures élections et que nous nous laisserons pas anesthésier

  2. Ajouter un nom au titre de la Catalanité est une chose mais le plus important est ce qu’on y met dedans et cela est bien plus judicieux que se battre pour du vent On peut facilement ajouter le nom pays catalan mais si la coquille est vide ,cela ne sert pas à grand chose Faisons plutôt attention à ce qui va être fait pour notre département

  3. de CATALA BUSINESS » : OCCITANIE, C’EST DEJA RéGLé. Pays Catalan ON s’appelle « CATALUNYA », vu de tous les pays du Monde. Le nom d’OCCITANIE, où c’est dira un Chinois ?
    – Notre poumon ECONOMIQUE, SOCIOLOGIQUE etc. naissant est à Barcelone. Nous ne sommes qu’un quartier à 1 H de Barcelone Il n’y aura jamais d’aéroport international en France pour nous à 1H30 de Perpignan. Quand on en aura fini d’ici peu d’avoir un vrai TGV à 7 H du matin à Perpignan pour le développement d’un business international et rentrer le soir avec un vrai TGV vers 20 H, alors les créateurs de richesses nouvelles vont immédiatement apparaître, surtout avec les jeunes. Alors l’Occitanie, bof si ça amuse quelques historiens et les enfumeurs, profiteurs, fabricants de pauvreté etc.

  4. Notre Région est belle, notre Département est beau, nombreux sont ceux qui souhaiteraient y vivre, nous avons le soleil, la mer et la montagne, sans oublier l’accent chantant. Comment dans un tel et si beau coin de notre cher pays nous disputer pour un nom, nous l’avons LANGUEDOC ROUSSILLON / MIDI PYRENEES. Au-delà de ces stupidités politiques, nous avons remarqué au cours de ce grand rassemblement populaire que certains députés et ministre de la majorité étaient absents. Pourquoi ?
    Au-delà de ces querelles politiciennes, vu par les gens d’en bas n’ayant pas fait de grandes écoles, se disent pour quelles raisons nos responsables départementaux ne mettraient-ils pas la même énergie qu’ils emploient pour montrer l’attachement qu’ils ont au Pays Catalan pour donner au ROUSSILLON une valeur ajoutée dans le domaine économique et le chômage.
    Ce que notre département à un réel besoin ce ne sont pas de grands discours, mais une action violente de leur part pour donner une impulsion et un rayonnement à notre Pays Catalan dans tous les domaines, agricole, commercial, industriel et des moyens de transports de plus en plus performants. C’est ce que souhaitent avant tout les habitants de ce département.
    LANGUEDOC ROUSSILLON/ MIDI PYRENEES sont connus dans le monde entier depuis des décennies, pourquoi changer parce qu’une présidente inconnue a décidée de l’appeler Occitanie. Madame DELGA qui ne doit pas avoir budgété dans les dépenses de la Région le cout de ce changement , risque d’avoir des surprises sur le montant des frais d’une telle opération. C’est la démonstration une fois de plus qu’un responsable politique dépense l’argent du contribuable sans se rendre compte des conséquences, et de son utilisation intelligemment.
    Notre Département a des atouts dans de nombreux domaines, la démonstration en a été faite avec l’inauguration récemment de la plus importante forêt d’éoliennes de France et d’Europe sur les communes de Baixas, Calce, Pezilla et Villeneuve de la Rivière. C’est un exemple de volonté de la part de responsables locaux pour donner à leur commune une valeur ajoutée. Pourquoi dans d’autres domaines, ne pas en faire autant, développer des zones artisanales , incitées des petites et moyennes entreprises de France et de la communauté Européenne à venir en ce Pays Catalan.
    Au niveau départemental il doit y avoir en principe du personnel qui sont employés pour promouvoir et flatter le ROUSSILLON que font-ils ? On entend dire les Pyrénées Orientales sont à la trainent le chômage et toujours à son niveau le plus haut. Sans une volonté de ceux qui ont en charge ce département rien ne débouchera et notre cher ROUSSILLON restera la lanterne de notre pays.

  5. J’ai eu une réponse d’un des responsables de la manif Pays Catalan.
    il me précise que vous êtes resté silencieux 2 ans et que vous n’avez rien dit ces 2 derniers mois et vous juge peux crédible.
    Qu’avez-vous à répondre?
    seriez vous aussi à l’image des politiques que vous décrivez dans votre document?

    je serais terriblement déçu ayant aimé votre document!

    1. Bonsoir Monsieur,
      La personne qui vous a fait cette réponse n’est pas très honnête. Comme vous avez pu le voir sur notre site, nous avons lancé le débat il y a deux ans déjà sans que la plupart des (actuels) organisateurs de la manifestation ne réagissent. L’Olivier a, depuis deux ans, comme en atteste notre site, mené de nombreuses actions et reflexions sur le Pays Catalan (agriculture, urbanisme, tourisme, commerce de proximité, etc …). Nous nous sommes mêmes présentés aux élections départementales de mars 2014. C’est dire si nous allons loin dans l’affirmation de nos convictions. Sans faire de mauvais procès à certains de ces « organisateurs » (en fait, des partis catalanistes), ils nous reprochent simplement de ne pas choisir le camp des combattants de la 25ème heure … où ils accueillent d’ailleurs (et les remercient à bras ouverts) les élus locaux qui nous ont placé dans une telle panade. J’espère avoir répondu à vos questions et vous remercie encore pour votre message qui montre tout l’intérêt que vous portez à mener un combat utile, constructif et intelligent.
      Bien à vous

  6. J’apprécie les idées constructives que vous explicitez dans votre article. Le développement de programmes de soutien à l’activité économique en lien avec le tourisme, la formation et l’emploi des jeunes et moins jeunes, serait plus lisible et plus valorisant pour notre territoire derrière une marque plus ciblée que Sud de France en effet. Vous n’avez pas tort de souligner que ce rejet du nom de la nouvelle région puisse révéler un aveu de faiblesse. Mais tout n’est pas aussi noir que vous le décrivez. Des actions et des initiatives porteuses de dynamisme et de vivacité existent. Peut-être ne sont-elles justement pas assez remarquées, pas assez soutenues, pas assez valorisées. Là où je vous rejoins peut-être c’est que nous ne sommes pas assez réactifs, nous sommes trop lents, c’est la vitesse du cargol. Nous nous faisons dépasser, nous nous faisons avoir par manque de réactivité ou excès d’auto suffisance c’est selon… Mais les jeux (bien peu démocratiques tout de même redisons-le avec force) étant faits et les polémiques stériles, agissons oui, osons demander à la Région, revendiquons nos besoins, nos atouts, rappelons lui sans relâche notre présence. Une démarche offensive qui nous aiderait autant à supporter l’offense historique qui nous est faite qu’à affaiblir les stratégies politiciennes. Votre idée de changer le nom du département est séduisante mais si cette entité territoriale est vouée à disparaître (en 2021?…) à quoi bon dépenser de l’énergie pour cela ?

  7. Que oui! Votre analyse est juste, épouvantablement juste!

    je partage votre opinion et me demande combien de temps encore nous aurons ce régime féodal de cooptation et de vente de charges dans ce département!

  8. Déjà au mois de DECEMBRE 2015 de passage à la Grande Motte, j’ai lu sur MIDI LIBRE que le nouveau nom serait : »OCCITANIE »et que rien ne le changerait!!!!!

  9. Bonjour,

    Tout à fait d’accord avec votre article, mais voila ce que je pense sur l’identité Catalane de « Catalogne Nord » :
    Cette identité est largement en perte de vitesse et cela depuis des temps. Depuis les temps ou il faut aller chercher du travail ailleurs en France. Depuis les temps ou nos jeunes « passent » des concours de l’administration qui les expédient Ad Patres en région Parisienne jusqu’à leur retraite. Depuis les temps d’immigration de Français beaucoup plus ou beaucoup moins riches installés en « Catalogne Nord ». Brassage de population oblige, c’est bien connu pour liquéfier « la Rrrrace ».
    Car, la CATALOGNE scindée en deux depuis des temps, à toujours la mémoire vive et meurtrie.
    Voyez comment la « Catalogne Sud » se bat et débat pour retrouver son indépendance.
    Voyez comment la « Catalogne Nord » se soumet et démet pour ne plus exister.
    Vive la réunification, car le Pays Catalan n’a qu’un seul nom : CATALOGNE.
    Le salut ne peut venir que de nos frères.

  10. Oui, je pense que vous avez raison de proposer de passer aux actes et de profiter du rapport de force instauré pour obtenir des avancées significatives de la part de la Région sur tous les sujets invoqués, toujours en lien avec le ciment du territoire : l’identité catalane. Juste un bémol et un rajout.
    Le bémol d’abord : l’Office Public de la langue catalane, personnellement je prends ! La langue est le pilier de toute identité singulière, et allez donc voir le fonctionnement, le financement croisé, et l’efficacité en terme de politiques structurantes de l’Office public de la langue basque et vous verrez que ce n’est pas un comité Théodule ! Il faut juste s’en saisir, y participer et en faire un outil transversal, de tous (le comité de pilotage en vue de sa création va se mettre bientôt en place je crois).
    Ensuite le rajout : sur certaines thématiques qui nous sont spécifiques (transport, énergies renouvelables, coopération transfrontalière et fonds européens, patrimoine, etc) exigeons une délégation de compétences régionales en direction du département ; c’est légalement possible, il faut juste de la volonté politique !

  11. interessant i constructiu; ara treballar per canviar el nom del departament impedeix pas continuar a contestar el nom de la regio amb « occitanie » sol; rebutjem pas l’occitania, volem que la nostra identitat ( comença amb el nom ) apareixés també al nom de la regio. Anem per feina, entre tots ho farem tot.

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16 septembre 2016
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