POURQUOI LES IMPOTS AUGMENTERONT TOUJOURS A PERPIGNAN

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Le ras-le-bol fiscal ne concerne pas que l’impôt sur le revenu et le cortège de taxes nouvelles créées par le gouvernement. A Perpignan, les impôts locaux levés par la ville et l’agglomération nous placent à nouveau sous les projecteurs nationaux (source : Forum pour la gestion des villes et des collectivités locales).

En effet, si, comme chaque veille d’élection, l’augmentation des impôts locaux pour 2013 a été votée à 0%, Perpignan a, en réalité, fait augmenter sa taxe d’habitation de 12,3% sur les années 2008-2012 comme en atteste l’étude du SFL !

Ce triste record nous place à la 5ème position nationale des grandes villes françaises ayant le plus augmenté leurs impôts locaux derrière Argenteuil (+26%), Saint Denis (+17,9%), Paris (+17,7%) et Nice (14,8%).

Si, dans le cas de Nice et Paris, l’augmentation des impôts locaux peut s’expliquer par la mise en œuvre d’investissements d’avenir, il n’en est pas de même pour Argenteuil et Saint Denis qui augmentent leurs impôts pour compenser la très forte proportion de contribuables locaux qui en sont exonérés (en raison de leurs faibles revenus notamment). En clair, « puisque de plus en plus de contribuables sont exonérés d’impôts locaux, faisons peser une plus grande pression fiscale sur le reste des contribuables qui peuvent encore payer … ».

Il semble que c’est aussi la stratégie adoptée dans notre ville puisque Perpignan détient le record de France des grandes villes en matière d’exonérations et de dégrèvements de l’impôt local: 73,6% des impôts locaux de Perpignan sont totalement dégrevés ou exonérés (22,5%)  en raison des faibles revenus des ses habitants. Évidemment, le reste de l’addition se partage entre une minorité de contribuables qui voient leur feuille d’impôts gonfler à vue d’oeil depuis des années.

Ces chiffres donnent une alerte sérieuse: Perpignan est bel et bien devenue une ville pauvre qui n’aura pas d’autres moyens que de continuer à y augmenter les impôts locaux; des impôts qui pèseront sur une portion de plus en plus réduite de la population.

« Cette situation illustre bien la paupérisation galopante de Perpignan, souligne Bruno DELMAS, Président de L’Olivier. A Perpignan, un tiers des habitants vit en dessous des seuils de pauvreté et la dégradation économique et sociale se poursuit à grande vitesse. Nous sommes dans un cercle vicieux fiscal: plus de dépenses publiques, moins de contribuables, cela veut dire qu’à Perpignan, les classes moyennes et supérieures se feront matraquer chaque année un peu plus. Cela se traduira par moins de consommation dans les commerces et moins d’investissements. Donc, moins d’emplois et une paupérisation encore plus importante ».

[quote style= »style1″]Pour inverser la tendance, L’Olivier a soumis de nombreuses propositions concrètes :[/quote]

  • Engager la ville et l’agglomération dans une politique de réduction des dépenses publiques,
  • Limiter les investissements publics aux projets réellement créateurs d’emplois et de valeur,
  • Geler les autorisations de grandes surfaces qui concurrent à la mort du centre-ville et du commerce de proximité,
  • Créer un fonds départemental d’amorçage des PME innovantes et créatrices d’emploi,
  • Pour commence à créer des emplois durables : implanter, par exemple, un hôtel d’entreprises numériques au Centre del Mon compte tenu des investissements colossaux (et à ce jour, improductifs) consentis sur ce secteur,

 

1 Commentaire
  1. IL ME SEMBLE QUE L’INDUSTRIE EST UN GRAND MANQUE DANS LA REGION MAIS L’INDUSTRIE CREE DES EMPLOIS ET SI PERPIGNAN ET ENVIRONS NE VEULENT PAS VOIR DESERTER TOUS LES JEUNES ON A TOUT INTERET A SE BOUGER

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7 octobre 2013
7 octobre 2013