PRODUCTION DE SALADES – ALERTE MAXIMUM

salades

Une fois de plus, les producteurs catalans de salades sont plombés par l’effondrement des cours. Un coup dur qui se conjugue à une crise chronique qui résulte de l’abandon de nos agriculteurs par la classe politique…

Laitue, batavia, Chicoré, scarole….notre département est le premier producteur de salades de la région. Et parmi les plus importants à l’échelle nationale. Et, une fois de plus malgré un savoir faire reconnu, malgré des investissements importants, des terres de production de qualité, les producteurs sont confrontés à un effondrement des cours, et vendent à des prix très largement inférieur au prix de production : une situation intenable !

Sur 2000 ha en Languedoc-Roussillon, environ, 1200 ha sont consacrés à la production de salades en Pays Catalan. La production maraîchère emploie dans le département entre 3000 et 4000 salariés agricoles.

200 exploitations assurent la production d’environ 23 000 tonnes de salades d’hiver en Pays Catalan. Ce pan de production permet l’emploi de

de  350 CDI, 2100 CDD, soit en 1894 équivalents temps plein.

La production de salade représente dans notre département 50% de l’activité agricole en hiver.

Nous sommes là, face à un segment de production, à fort potentiel économique.

Or, après une très mauvaise saison en 2011, voir presse, le gel de 2012, la saison catastrophique de 2013-2014 (qualifiée par les producteurs comme la plus mauvaise depuis une vingtaine d’années), la saison 2014-2015 s’engage sous de très mauvais hospices…

Effondrement des cours, liés à une météo clémente qui permet une production en quantité et surtout à la grande distribution qui une nouvelle fois marge sans vergogne sur le dos des producteurs :

Quelques chiffres :

  • Produire un pied de salade sous serre chez nous coûte entre 25 et 30 cts (prix brut : hors conditionnement et transport)
  • Aujourd’hui les rares Batavias qui se vendent, sont achetées par la distribution autour de 25 cts / pied.
  • Si l’on retire le coût du conditionnement et du transport, il reste au producteur grand maximum : 6, 7 ou cts par pied, soit un prix très largement sous le coût de production !
  • Tolérer une telle exploitation de nos producteurs est indigne et insoutenable!

[quote style= »style1″]Nous tirons aujourd’hui la sonnette l’alarme[/quote]

  • Nous demandons que l’ensemble des partenaires institutionnels travaillent dés aujourd’hui à s’organiser pour être en capacité de soutenir en urgence les producteurs les plus en difficultés sans attendre qu’ils soient acculés.
  • Nous rappelons notre volonté d’implanter une halle (marché couvert) au centre ville de Perpignan, qui soit la vitrine de nos productions catalanes, et qui permette d’écouler les fruits et légumes de notre territoire.
  • Nous réaffirmons, notre détermination à réduire la dépendance de nos producteurs à la grande distribution en favorisant les circuits-courts et en permettant l’accès à la commande publique, via des dispositifs comme ceux en cours dans la Drôme (agrilocal)

Aux élus, qui sans voir plus loin que le bout de leur nez (ou plutôt qui n’ont pas vu plus loin que le renouvellement de leur mandat) ont donné les clés de notre département aux grands groupes de distribution provoquant l’agonie du centre ville de Perpignan mais aussi de beaucoup de nos centres de villages et participant à la destruction de notre agriculture, je dis : ne venez pas pleurnicher ! Et pour une fois regardez la réalité en face !

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28 novembre 2014
28 novembre 2014