SAINT JACQUES : LE PREMIER MINISTRE CONFIRME

saint jacques - Philippe Latger

L’édition de ce jour du Journal du Dimanche vient de confirmer les propos de Bruno DELMAS sur la situation du quartier Saint Jacques de Perpignan.

Chiffres à l’appui, l’hebdomadaire de référence publie la « carte des 64 ghettos de France » dans laquelle, évidemment, figure Saint Jacques : « Il n’y a qu’à Perpignan que les élus ne prennent pas cette situation au sérieux car elle leur profite à chaque élection : une population sous perfusion des aides sociales et des passe droits, ce sont des électeurs dociles pour ceux qui sont en place à la mairie et au conseil général. Pendant ce temps, la ville toute entière se dégrade et se déclasse … Il est révoltant de voir que tant d’argent public se déverse là-bas pour des résultats qui sont le contraire même de ce que doit défendre la République car, certes, il faut intervenir pour renforcer les fondations des maisons mais aussi … celles des hommes (valeurs républicaines, éducation des enfants, respect des lieux …) » souligne Bruno DELMAS, Président de L’Olivier.

La misère, c’est la conséquence. Le communautarisme, la cause !

Ce que conteste L’Olivier c’est cette tendance – sans cesse renforcée – des élus perpignanais à convenir qu’il y a bien un « problème Saint Jacques » et qu’il sera très long de le solutionner. Sans avouer qu’ils y sont évidemment pour beaucoup dans cette situation : « C’est du pur déni. Dire que tout va mal à Saint Jacques, c’est à la portée de tout le monde. Pas besoin d’être élu pour dresser un constat pareil ! ajoute Bruno DELMAS. La vraie question c’est : pourquoi cela va si mal ? Quelles sont les causes d’une telle situation ? Les élus perpignanais voudraient nous faire croire qu’ils n’y sont pour rien et que la situation leur échappe … En réalité, c’est l’absence de mesures fortes pendant des années qui aboutit à tout cela. A vouloir trop flatter une certaine communauté, on en arrive à un résultat catastrophique ! Idem pour le conseil général: allez dire maintenant à ces familles qu’elles ne pourront plus toucher le RSA si leurs enfants ne vont pas à l’école, qu’elles ne seront plus bénéficiaires d’aides si elles continuent de dégrader leurs logements et leur quartier ! »

Sans compter sur les rivalités inter-communautés qui se font jour car, à juste titre, certaines familles pensent être moins bien considérées que d’autres; que certaines cultures méritent moins d’égards que d’autres: « Saint Jacques, c’est l’image du communautarisme qui tue notre pays. Et le communautarisme ne prospère que sous la faiblesse (voire la complicité) des élus ! Il est temps d’y mettre un terme définitif… »

Dans notre programme en faveur de Perpignan, nous mettrons en place une démarche spéciale de contrôle et d’engagement des crédits du RSA sur Saint Jacques basée sur le respect des valeurs essentielles de la République comme celle de scolariser ses enfants et, lorsque l’on est adulte, d’accomplir une activité d’insertion. C’est, en ce qui concerne la compétence du conseil général, notre seul levier mais il sera utilisé avec précision et détermination.

Illustration en « Une » – Photo de « Philippe LATGER » – Quartier St Jacques –

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2 Commentaires
  1. Je pense par ailleurs qu’il est convenu que les gitans habitants à Saint-Jacques n’ont pas la possibilité de vivre ailleurs… C’est un cercle vicieux pour ces gens en marge et de là en rupture avec la société française qui souvent les considère mal. Comment respecter celui qui déconsidère ?

  2. Parfaitement en accord avec vos informations et opinions qui en découlent.
    Il est plus que temps d’arrêter cette manne scandaleuse de RSA et allocations subsidiaires à des gens qui ne viennent jusqu’ici que pour ça en se maintenant soigneusement loin de toute insertion (c’est trop fatigant de travailler!), ce qui en fait un poids mort pour la dynamique de notre pays.
    Arrêtons de faire de l’angélisme faux-cul la main sur le cœur, et disons courageusement et franchement ce qu’il en est et ce qu’il faut faire pour améliorer une situation devenue maintenant intenable.

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25 janvier 2015
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