TRES BONNE ANNEE 2015 POUR LE PAYS CATALAN !

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Les vœux de nos élus se suivent … et se ressemblent. Comme les 364 autres jours de l’année, ils nous souhaitent le meilleur mais ne font rien pour que nous y parvenions un jour. Parce que nous sommes convaincus que l’action politique peut vraiment changer les choses, tous les membres de L’Olivier passent des vœux à la réalité et s’engagent pour les prochaines élections locales … pour Vous, pour Changer le Pays Catalan !

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Par Bruno DELMAS, Président de L’Olivier

On nous dit souvent que la période des vœux est propice à des tonalités douces et suaves. Ne pas trop brusquer au risque de briser la magie des fêtes de fin d’année. Mais, avec 48.000 chômeurs, autant d’allocataires du RSA, un des taux de défaillance d’entreprises les plus élevés de France, dans notre département … à la magie des réveillons succède très vite la « g… de bois » et, cela, plus de 364 jours par an.

Nous n’avons pas l’habitude, à L’Olivier, de céder au pessimisme car nous gardons fermement la foi dans l’avenir du Pays Catalan: notre territoire est doté de potentiels incroyables, d’une identité forte, source d’une richesse que les « autres » catalans ont su valoriser … Nous comptons des dizaines d’entrepreneurs, d’innovateurs, d’acteurs associatifs et culturels qui ne demandent qu’à exprimer pleinement leurs talents. Tout le problème est que ces « bâtisseurs » ne sont ni entendus, ni appuyés, ni valorisés. Nos élus préfèrent le court-terme, pourvu que cela donne de bonnes communications… Ils refusent de tout miser sur l’économique pensant toutefois que la construction d’une salle des fêtes relancera durablement l’économie du bâtiment…Leur modèle de pensée est inadapté aux circonstances présentes; circonstances qu’ils ont pourtant contribué à faire émerger.

De nos jours, il est difficile de croire que l’on peut changer le cours des choses: notre département se traine dans les plus mauvaises places de tous les palmarès alors que nous cumulons, par ailleurs, des atouts inégalés. Notre environnement  magnifique, le caractère de nos aïeux qui ont forgé une agriculture à la fois nourricière et protectrice du milieu, un patrimoine architectural et touristique d’une richesse trop souvent ignorée, des potentiels touristiques très largement supérieurs aux autres départements français … et un art de vivre – certes, en perdition, par défaut de valorisation – qui attire autant les touristes que les nouveaux habitants.

Pour ceux qui ont la chance d’avoir trouvé un emploi, monté leur entreprise et qui peuvent vivre à peu près correctement dans le Pays Catalan, notre département offre des conditions de vie absolument incroyables. Mais, pouvons-nous rester aveugle à tout ce qui nous environne … et qui nous menace ? Nos entreprises et nos commerces évoluent dans des conditions de grande hostilité, le nombre de demandeurs d’emplois et d’allocataires du RSA ne cesse d’augmenter (dépassant bientôt les 50.000 personnes), nos surfaces agricoles se réduisent comme peau de chagrin scellant chaque jour un peu plus le destin d’une agriculture qui fut l’une des plus dynamiques du pays, notre tourisme s’enfonce dans les contre-performances tandis que des symboles comme le Train Jaune ou des secteurs entiers de notre économie, comme les stations de sport d’hiver de Cerdagne et de Capcir, sont sérieusement menacés de disparition … Sans projet, sans investissements majeurs, un département comme le nôtre – en dépit de tous ses atouts – ne pourra bientôt plus offrir des conditions de vie idéales à ses habitants. C’est tout l’enjeu des élections locales de mars : devons-nous poursuivre la politique du « sur-place » ou, au contraire, prendre un virage inédit vers une stratégie axée d’abord sur la création de valeur économique ?

Quel message de vœux me direz-vous !? Mais justement ! Si l’on veut s’en sortir, refusons de nous voiler la face comme le font nos élus locaux de tous bords. Cessons de croire que tout cela n’est que le résultat d’une crise mondiale ou d’une Europe mal organisée. Que la situation ne découle, à aucun moment, des choix politiques faits ici, à Perpignan, à l’agglo, dans les communautés de communes ou au conseil général ? Tout ce qui nous arrive résulte en effet d’une politique locale qui, depuis vingt ans au moins, tourne le dos aux grands projets, aux grandes visions…à l’économie, tout simplement.

Notre département souffre depuis trop longtemps des guéguerres stériles qui opposent les grandes collectivités et les élus, au premier rang desquelles le conseil général, la ville de Perpignan et son agglomération. Au lieu d’être mutualisées, nos forces sont divisées, l’argent public est dispersé en une multitude de petits projets – mais à grands budgets ! – dont l’utilité est loin d’être prouvée (rond point – cadran solaire à 400.000 €, passerelle sur la Têt à 6 Millions d’euros, etc …). L’argent public est particulièrement mal investi chez nous au moment même où ce dernier se raréfie et ne nous permet donc aucune erreur dans nos choix futurs.

Alors si nous devons émettre un vœu – au-delà de celui qui consiste à vous souhaiter le meilleur pour vous-mêmes et vos proches – émettons celui que les élections locales de mars apporteront un véritable changement … mais d’abord, dans la conscience des citoyens. Ces élections sont la dernière chance pour que le département se donne une autre direction – celle du progrès économique et social. Elles nous concernent tous car elles auront un impact sur notre avenir immédiat … Par l’absence de réactions, ce sont les valeurs mêmes du Pays Catalan que nous mettons en jeu (notre art de vivre, notre agriculture, notre tourisme mer et montagne, nos traditions et notre patrimoine …). Bref, tout ce qui pourrait constituer le socle de notre renaissance mais que nos élus, par une série de décisions toutes plus stupides les unes que les autres, ont sérieusement sacrifiées sur l’autel du « Tout Grandes Surfaces, Tout Lotissements sans âmes, Tout emploi de connivence et Tout Investissement Économiquement Contre-Productif » …

A l’aube de cette année 2015, plus que jamais nous croyons au Pays Catalan: ensemble, faisons partager cette foi en nos valeurs et notre territoire pour s’en sortir … ensemble !

 

 

1 Commentaire
  1. Je ne suis pas catalan, je suis oleiculteur en Drôme Provencale, mais je connais et j’aime votre pays.
    J’y ai des amis.
    Quand on lit vos voeux on ne peut être que d’accord!
    cependant pour convaincre les électeurs fatigués des mensonges politiques permanents, il faut avoir un programme extrèmement précis et s’y tenir!
    Il faut arrêter les postures et les discours incantatoires pour le concret.
    Bonne chance…

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4 janvier 2015
4 janvier 2015