TRES CHER HOPITAL

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A Noël, nos élus ont commandé un parking payant pour l’hôpital: et ils l’ont obtenu !

 

D’ici quelques mois, rendre visite à un parent ou un ami à l’hôpital de Perpignan vous coûtera quelques euros à chaque stationnement. Les élus de la ville, de l’agglo et du conseil départemental qui siègent au conseil de surveillance de l’hôpital ont autorisé la privatisation imminente du parking jusqu’alors gratuit.

Dans un avis publié le 8 décembre dernier sur le Bulletin Officiel des Annonces des Marchés Publics (BOAMP), le Centre Hospitalier de Perpignan officialisait le projet de privatisation de son parking. Les sociétés candidates avaient jusqu’au 19 janvier dernier pour faire leur offre.

Cliquez ici pour signer la pétitionL'OLIVIER

En termes plus techniques, on appelle cela une « délégation de services publics » : en clair, l’hôpital concède à un investisseur une grande partie de ses terrains. L’investisseur y aménage – à ses frais – un parking flambant neuf. Et pour se rembourser, il facture à chaque visiteur 1,50€ à 2€ l’heure de stationnement.

Cette décision est une faute politiqueBruno DELMAS

A Perpignan plus qu’ailleurs, le contribuable et l’assuré social ont été déjà largement mis à contribution : notre hôpital (qui a accusé près de 10 ans de retard dans sa reconstruction) a coûté le double de son budget initial (95 M€ prévus pour 190 M€ dépensés).

« Privatiser le parking, c’est faire passer deux fois à la caisse les contribuables et les assurés sociaux du département. Au prix que nous a coûté l’hôpital, on a largement payé les places de parking ! affirme Bruno DELMAS, Président de L’Olivier. Compte tenu de ces dérapages qui ont créé un vrai préjudice aux contribuables et aux usagers, les mettre encore plus à contribution alors qu’ils sont dans la souffrance est une faute politique de plus pour nos élus de droite et de gauche qui siègent au conseil de surveillance, Jean-Marc PUJOL et les élus de Perpignan en tête.

Une décision motivée selon l’hôpital

Que ce soit à Bordeaux, Montpellier, Lyon … la « mode » est aux parkings payants. Avec toujours la même explication en ligne de mire : « Les parkings des hôpitaux sont squattés par des voitures-ventouses qui occupent de plus en plus de places pendant des jours et des semaines entières … ». A L’Olivier, nous ne contestons pas cette explication mais nous la jugeons légèrement « partielle ».

A elle seule, cette situation ne saurait justifier de rendre le stationnement payant : face à ce phénomène, il existe d’autres moyens efficace de lutter  …

Si nous étions élus

Si l’explication des voitures-ventouses est recevable, elle ne justifie pas à elle seule de privatiser le parking de l’hôpital : « On installe des barrières à l’entrée et on rend le stationnement gratuit pour la demi-journée ou la journée. Au-delà, il devient payant à des prix dissuasifs, plaide Bruno DELMAS. Mais, de mon point de vue, les voitures-ventouses ne servent qu’à justifier une recherche effrénée d’argent frais pour l’hôpital. Cela ne nécessite aucune privatisation : il suffit d’un peu de volonté ».

Selon L’Olivier, c’est d’abord la dette – qui asphyxie les finances de l’hôpital – qui justifie sa direction à chercher de nouvelles sources de financement. « La chambre régionale des comptes avait déjà alerté les élus sur les dérapages financiers du chantier il y a 3 ans. Aujourd’hui, les élus nous font payer leurs erreurs à coûts de tickets de parking ! ».

Car, si l’on se réfère aux expériences lancées par d’autres hôpitaux comme ceux de Montpellier et Bordeaux, la place de stationnement coûtera entre 1,50€ et 2€ de l’heure à chaque visite d’un malade.

Et, à lire l’annonce de la délégation de service public, l’hôpital de Perpignan n’a pas l’intention de calmer les ardeurs du futur exploitant du « parking privé de l’hôpital public » en matière de prix du stationnement : parmi les critères de sélection, le tarif proposé à l’usager ne jouera que pour 20% des critères de choix des élus. Cela veut dire que les élus qui choisiront le nouvel exploitant ne placent pas en tête la notion de prix que les usagers devront payer.

Tandis que le montant de la redevance perçue par l’hôpital est un critère – lui – qui pèsera pour 30% du choix du futur opérateur: en clair, plus l’opérateur privé versera d’argent à l’hôpital (en facturant un maximum l’heure de stationnement), plus il aura de chances d’être choisi par les élus.

En clair, grâce à Jean-Marc PUJOL (et ses représentants) et Hermeline MALHERBE (et ses représentants), aller se faire soigner à l’hôpital de Perpignan équivaudra à prendre l’autoroute à Rivesaltes : mêmes barrières, (peut-être) même opérateur privé et, au final, une note doublement salée pour l’usager-assuré social-contribuable.

Avec L’Olivier, mobilisez-vous pour que ce projet soit revu de fond en comble.

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1 février 2016
1 février 2016