UN APERÇU DES MAUVAISES PRATIQUES POLITIQUES LOCALES

 

Les mauvaises habitudes des pratiques politiques locales…..un aperçu

La distance et la défiance des citoyens est grandissante, y compris au niveau local, envers les responsables politiques. Ce mal démocratique prend ses racines dans trois domaines :

  • le sentiment d’avantages indûment reçus au titre des fonctions exercées et d’une solidarité de caste protégeant ses intérêts collectifs et individuels.
  • les pratiques clientélistes tant en termes de recrutement que de soutiens publics : depuis des années, les réseaux d’influences, les choix sur critères politiques ou sur seuls critères d’amitiés sont trop souvent la règle. Ces pratiques conduisent souvent à des dérives de la dépense publique et à une décrédibilisation de l’intervention publique et contreviennent au principe de neutralité des collectivités.
  • Le cumul des mandats, qui crée au fil   du temps des baronnies nuit au pluralisme et à la vitalité démocratique.

Deux exemples pour notre département :

Le refus du parti socialiste local de montrer l’exemple et d’appliquer dés 2014 le non cumul des mandats, comme le demandent les instances nationales du parti socialiste, ou comme le fait la fédération socialiste de l’Hérault, est un très mauvais signal.

Cela montre, des élus locaux, coupés des réalités, des attentes de non concitoyens (92% des français approuvent le non cumul des mandats – sondage IFOP – septembre 2012), et cramponnés à leurs avantages.

Un autre mauvais point dans le département, sur ces questions de pratiques politiques dévoyées est illustré par l’armée mexicaine de vice-présidents de l’agglomération Perpignan – méditerranée :

36 communes : 42 vice- présidents !

Pour comparaison, l’agglomération de Montpellier : 31 communes : 27 vice-présidents !

Une stratégie de distribution de postes et de places pour s’organiser un réseau d’affidés.

Le tribunal administratif de Montpellier vient de rendre un avis (suite à une saisine de la conseillère municipale d’opposition de Perpignan, Mme Amiel Donat) et indique qu’au vu des arrêtés constitutifs de l’EPCI, et des règles, le conseil communautaire de Perpignan méditerranée communauté d’agglomération devrait être constitué de seulement 15 vice-présidents.

Une réduction drastique des postes qui permettrait une économie d’environ 500 000 euros par an pour le budget de la collectivité.

Une économie qui serait la bienvenue pour un budget où la dette ne cesse d’augmenter. Et puis avec 500 000 euros, combien de coup de pouce pourraient être donnés à des entrepreneurs, à des créateurs, à des agriculteurs…. ?

Dans les temps que nous vivons, pour notre pays catalan, nous avons besoin d’exigences et d’exemplarité de la part de ceux qui ont reçu par la démocratie le pouvoir de diriger notre territoire. Nous saurons leur rappeler…..

1 Commentaire
  1. Je suis d’accord sur le nombre excessif de vice-présidents au Conseil Général des PO, ce titre n’étant qu’un moyen de percevoir une indemnité supplémentaire et de profiter d’un favoritisme. D’accord aussi sur le non-cumul des mandats. D’autant plus qu’on a du mal à discerner l’action du CG dans certains domaines, notamment en matière de logements sociaux. Il faut en finir avec les « barons de province » et les privilèges. Ce n’est pas ça le Socialisme, le vrai !

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser les balises HTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

5 mai 2013
5 mai 2013