UNE PREMIERE A PERPIGNAN

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Jeudi 16 mai, L’Olivier tenait sa première réunion publique à Perpignan, dans les salons de l’Hôtel Mercure. Moins d’un mois après sa création, L’Olivier accueillait près de 80 personnes venues entendre et débattre avec les fondateurs du mouvement (politique) pour un Nouveau Pays Catalan. Axel BARRIERE, expert-comptable de profession, introduisait la réunion en expliquant les raisons de son engagements : « Quand on voit l’état économique de notre département, on se dit qu’il y a urgence à changer les choses. Je vois des chefs d’entreprise toute la  journée dans le cadre de mon métier, et je n’ai jamais senti un tel état de désespoir chez eux. Ici, on a l’impression que la crise est encore plus forte et plus durable qu’ailleurs et tout ça s’explique par la lente dérive économique de notre département et des mauvais choix qui ont été faits ».

Mettre un terme à l’autosatisfaction suicidaire

A son tour, Myriam SUBIROS, Vice-Présidente de L’Olivier et présidente départementale de la CGPME (syndicat patronal), rappelait aussi combien elle avait pu mesurer l’attente des commerçants et des entrepreneurs en faveur d’un profond changement: « Lorsque nous avons lancé notre liste, en 2010, pour les élections à la CCI, nous avons rencontré des centaines de commerçants et d’entrepreneurs et tous nous ont montré la dégringolade de leurs chiffres d’affaires et de leurs marges. En plus, l’environnement économique et politique ne les aide pas à reprendre confiance en l’avenir, rappelle Myriam SUBIROS. Les élus s’étouffent dans leur autosatisfaction. Pour eux, c’est comme si tout allait bien dans le Pays Catalan et que les plaintes des forces vives étaient infondées. C’est pour cette raison que je mes suis engagée dans la fondation de L’Olivier: pour que les consciences se réveillent et que les forces vives se décident à passer à l’action plutôt que de subir des décisions politiques qui nous trainent vers les fond ».

[quote style= »style2″]Les deux clans ont bloqué notre développement[/quote]

Christine ESPERT, autre vice-présidente de L’Olivier et présidente départementale du MODEM, détaillait son parcours personnel et présentait ce qui fondait son engagement dans L’Olivier: « Ce qui frappe dans notre beau Pays Catalan, c’est le paradoxe entre le formidable potentiel de ce pays et les mauvais résultats économiques et sociaux qui s’accumulent depuis des années. J’ai décidé de participer à la fondation de L’Olivier parce que je crois que la cause de ce marasme est dans l’incapacité des élus de ce département de travailler ensemble sans se taper sur la tête au bout de quelques minutes seulement. Tout cela se traduit concrètement par des échecs retentissants et des retards monstrueux sur des grands dossiers : l’hôpital de Perpignan, 10 ans de retard et 100 Millions en plus, la rocade Ouest, 7 ans de délai et un budget exorbitant de 64 Millions, le théâtre de l’Archipel, le Centre del Mon … Aucun de ces projets n’a d’avenir car il n’y a aucune vision commune autour. Si l’on veut changer le Pays Catalan, il faut d’abord montrer que l’on est capable de travailler durablement entre des hommes et des femmes d’opinions et de parcours différents. Le repli sur soi des deux systèmes Alduy et Bourquin sont la cause principale de nos échecs. Il faut y mettre un terme: c’est ce que nous ferons avec L’Olivier ! »

Des projets concrets pour le Pays Catalan

Enfin, Bruno DELMAS, Président de L’Olivier, devait intervenir avec une analyse fort détaillée de la situation départementale: « En 30 ans de (mauvaise) décentralisation, notre Pays Catalan a cumulé les mauvais records: 1er en terme de chômage, 1er en terme de RSA, 81ème en terme de PIB … et j’en passe. Nous pourrions consacrer des heures à ces mauvais chiffres tellement nous les cumulons. Il faut prendre conscience que nous sommes en queue de peloton et que les efforts pour se remettre à niveau seront d’autant plus importants ». Tour à tour, Bruno DELMAS devait ensuite évoquer les pistes de travail et de développement envisagées par L’Olivier : « Il faut un plan de financement de notre économie tourné vers la consolidation des fonds propres des entreprises. Nous devons faire appel à l’épargne locale (10 M€ par an), abondée par les finances publiques et les banques pour pouvoir investir 100 M€ par an dans les commerces et les entreprises du département. En termes de tourisme, rien ne se fera si nous ne nous lançons pas dans la création d’un pôle universitaire d’excellence sur les technologies et les métiers du tourisme… » Sur le plan agricole, Bruno DELMAS rappelait que L’Olivier allait militer pour la création d’une agence (indépendante) locale qui sera chargée de certifier les grandes surfaces, les cantines (écoles, hôpitaux, maisons de retraite …) qui joueront le jeu pour l’achat et la distribution de produits locaux: « Ce que je souhaite, c’est que nous montrions aux consommateurs les entreprises qui jouent le jeu des productions locales pour les inciter à aller acheter chez elles et non chez les autres. Nous devons nous battre pour notre agriculture car elle est notre identité ! ».

Après une intervention de près d’une heure, les nombreux participants ont échangé de multiples questions avec les fondateurs de L’Olivier : logement, accueil des personnes handicapées, promotion de l’artisanat d’art, protection du patrimoine … Tous ces sujets seront certainement à l’affiche des prochaines réunions thématiques de L’Olivier.

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20 mai 2013
20 mai 2013