UNIVERSITE EN CENTRE-VILLE : L’IMPROVISATION TOTALE

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L’Olivier soutient le projet de ramener les étudiants en centre-ville. Ce « vieux serpent de mer » commence à prendre corps avec l’aménagement de nouveaux locaux à proximité de la médiathèque de Perpignan, en lisière du quartier Saint Jacques. Mais, force est de constater, que l’improvisation domine …

En septembre prochain, 500 étudiants supplémentaires devraient venir prendre leurs cours en centre-ville. Et, à terme, ce devrait être le cas des 1.300 étudiants en droit. Mais, pour ceux-là, on cherche toujours où les installer … Certains évoquent, ces derniers jours, l’aménagement d’un amphithéâtre dans l’ancien théâtre municipal, place de la République, ou encore dans les locaux de la Bourse du Travail, place Rigaud. Autant dire que personne ne sait où les mettre ! Cela démontre l’improvisation des élus en place et de l’Université qui ont décidé – sur un coup de tête (électoral) – d’annoncer l’arrivée des étudiants en centre-ville sans savoir vraiment comment organiser cette venue.

Car, pour la petite histoire, ce projet de « déplacement » est opportunément jailli de terre lors des dernières élections municipales (voir ce que disait déjà L’Olivier à son sujet): à l’époque, nous demandions à ce que les 15.000 mètres carrés de la Dalle Arago soient utilisés pour y installer la faculté de droit ou, mieux, la nouvelle cité judiciaire (toujours en cours d’étude sur le quartier Saint Assiscle et non le centre-ville).

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L’équipe municipale de Monsieur PUJOL – alors en campagne – avait rejeté notre proposition et suggéré sa propre idée (dans l’improvisation totale): se réapproprier les locaux de l’ancienne université, dans le quartier Saint Jacques, et y déplacer les étudiants.

Sauf que, deux ans plus tard, outre la construction et l’aménagement de 2 bâtiments, le projet de déplacement des étudiants en centre-ville bat de l’aile puisque seuls 500 des 9000 étudiants postés à l’université seront finalement déplacés … cela ne fait pas un projet digne de ce nom.

Les villes qui ont vraiment investi leur centre-ville en y faisant revenir leurs étudiants et les services annexes ont mieux préparé leurs projets. Car, une telle ambition (que nous soutenons, encore une fois) cela prend du temps: repérer les lieux à construire ou à aménager, valider les phases successives d’arrivée (à Perpignan, on finit seulement la Phase 1 que l’on ne sait pas de quoi la Phase 2 sera faite … imaginons donc les suivantes !).

D’autres sujets sont encore en suspens pour les étudiants :

  • quid des lignes de bus qui doivent les conduire du Moulin à Vent (siège de l’université) en centre-ville : rien ! aucune précision !
  • quid de leur stationnement ? L’idée est à peine évoquée ces jours-ci de les positionner sur le parking du collège Jean Moulin … mais quid des résidents qui l’utilisent aussi ? Rien !
  • quid de la sécurité de ces étudiants ? Saint Jacques, on le sait, est un quartier sensible (mais, où l’insécurité n’est pas aussi forte que l’on veut bien le penser): toutefois, l’arrivée des étudiants pose de sérieuses questions quant à leur sécurité, à celle de leurs véhicules, etc … Qu’en est-il des réflexions de la mairie en ce sens ? Rien là aussi !

Comme toujours à Perpignan, les bonnes idées font long feu : d’une manière ou d’une autre, la mairie ne va jamais au bout des choses, elle n’a aucune vision à long terme et se trouve toujours dans le « ni fait, ni à faire ». Ce n’est pas comme cela que l’on bâtit une ville forte pour le futur. Il ne suffit pas de dire « On fait » mais de « Faire Bien », ce qui n’est vraiment pas le cas dans ce projet de déplacement (partiel) de l’université.

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8 janvier 2017
8 janvier 2017